08 février 2017

Le Règne, tome 1 : La Saison des démons

Un tigre, une guéparde, un bouc.
Un trio de mercenaires unis par cette réalité intemporelle :
l'union fait la force.

Car le règne de l'Humanité est révolu.

Et de ses cendres est né le règne de la violence.



Le Règne, tome 1 : La Saison des démons d'Olivier Boiscommun & Sylvain Runberg, 55 pages, Le Lombard, 2016

Mon avis : Avec ce premier opus, nous faisons la connaissance avec Isaac, Octavia et Pantacrius, des mercenaires. Tous trois vos offrir leurs services aux Arbatach, un peuple de "chats", pour les aider à parvenir jusqu'au Shrine indemnes.

Ce qui m'a attiré dans cette BD, ce sont les graphismes. La couverture est vraiment très réussie et l'intérieur ne m'a pas déçue... côté graphisme...

Côté construction de l'histoire c'est autre chose. On arrive en plein dans le feu de l'action. Ce ne serait pas un problème en soi si on avait un peu plus d'explications à l'issue de la bataille. Au final, on retrouve pas mal de scènes de combats, qui démarrent au quart de tour. À tel point que le décor a à peine le temps d'être planté. Et beaucoup de questions restent en suspens. En particulier, le Shrine... Je suppose que c'est une sorte de havre, d'abri avec un espace assez conséquent, mais sans certitude (finalement on a un petit "teaser" à la fin du livre).

Par ailleurs, on comprend au fil des pages qu'on se trouve dans un monde post-apocalyptique avec les ruines de la Tour Eiffel notamment, mais on ne sait pas vraiment comment on en est arrivé là, ce qui est un peu dommage. On sait juste que c'est arrivé brutalement.

Bref, j'ai trouvé l'ensemble de la trame un peu trop brouillon. Alors je me dis que ce premier tome est peut-être là pour annoncer les personnages, et que les questions que je me pose auront une réponse dans le tome suivant. Mais si on reste sur le même mode, pas sûr que j'aille au-delà du deuxième... En tout cas pour finir sur une note positive, je le redis : le graphisme vaut vraiment le détour.

07 février 2017

S.

Une étudiante ramasse un livre égaré. À l’intérieur, une série de notes révèlent un lecteur captivé. La jeune femme annote le livre à son tour, puis le repose à l’endroit où le lecteur inconnu l’a laissé. Ainsi commence un chassé-croisé qui va entraîner les deux étudiants – Eric et Jennifer – dans une aventure inouïe.
L’auteur du roman est V.M. Straka, l’écrivain le plus énigmatique du XXe siècle. Il a fasciné des milliers de personnes avant de mourir assassiné en 1946, sans que nul n’ait jamais découvert son identité.
La clé de son mystère se trouve-t-elle dans son dernier ouvrage –
Le Bateau de Thésée – que les deux étudiants passent au crible ? C’est l’histoire de S., un homme qui a perdu la mémoire et se retrouve embarqué de force sur un étrange bateau à l’équipage monstrueux, avec une seule idée en tête : survivre pour trouver qui il est.
Eric et Jennifer sont prêts à tous les sacrifices pour lever le voile sur cet écrivain de génie. Ils ne sont pas les seuls…




S. de J. J. Abrams et Doug Dorst, 489 pages, Michel Lafon, 2014

Mon avis : S. est un livre particulièrement complexe à lire, que j'ai toujours laissé de côté pour le jour où j'aurais vraiment le temps de le décortiquer. Dans ce livre il y a deux histoires. D'une part Le Bateau de Thésée, le dernier livre de l'auteur V. M. Straka, qui relate les aventures de S. qui est amnésique et qui tente de découvrir qui il est. Et d'autre part, il s'agit de l'histoire de Jen et Eric, qui vont faire connaissance via des annotations dans la marge de ce livre. Tous les deux vont tenter de percer à jour l'identité de l'auteur qui, à ce jour, reste inconnue. Rapidement on va se rendre compte que l'histoire de S. est particulièrement intriquée avec celle de l'auteur.

Du point de vue de la construction du livre : c'est un livre-objet très bien réalisé, en plus du livre et des annotations, des éléments vont être mis entre les pages, comme des cartes postales, des extraits de journaux... La complexité réside dans le fait de lire les deux (histoire + annotations) en même temps sans perdre le fil. D'autant plus qu'il y a un code couleur dans les annotations de Jen et Eric qui nous indique l'ordre dans lequel l'échange a été fait. Des évènements se sont produits entre chaque échange, dont on n'a connaissance que plusieurs pages après. On est donc souvent amenés à se poser la question "que signifient ces notes ?".

Si on prend les histoires séparément... ça casse pas trois pattes à un canard... Le Bateau de Thésée nous perd assez rapidement. On saute du coq à l'âne. On a beau chercher, l'enchaînement des évènements est parfois très compliqué à comprendre. Et pour être honnête, je ne suis pas certaine que j'aurais compris le fond de l'histoire sans les annotations...
Côté Jen et Eric... c'est mignon, mais sans plus. Je m'attendais à un final qui me laisserait ahurie. Finalement c'est le cas, mais plutôt par déception.
Par ailleurs, tout le long du livre, ils mettent en évidence des codes. Pour ma part j'ai vite arrêter d'essayer de les comprendre. Ceci dit, il y en avait un qui sautait aux yeux : tout au long d'un chapitre, certaines lettres des notes de bas de page étaient inscrites dans une police différente. C'était gros comme une maison... Aucune allusion à ce détail...

Donc au final, en fermant ce livre, j'ai eu une sensation de "tout ça pour ça...". Je pense que l'intérêt du livre réside vraiment dans l'objet qu'il représente, dans sa construction, la nécessité d'aller d'un support à un autre et ce creusage de méninge tout au long du livre pour résoudre une énigme. Mais finalement l'énigme en tant que telle, est plutôt creuse...

06 février 2017

Baad

« BAAD » : Homme mauvais, violent, cruel avec les femmes.
BARBARIE Des jolies petites filles, vêtues de tenues d'apparat, apprêtées pour des noces de sang.
ABOMINATION Deux femmes, deux mères. À Kaboul, Nahid se bat pour empêcher le mariage de sa fille, dix ans, avec un riche Occidental. À Paris, les enfants de Nicole, ex-agent des services secrets, ont été enlevés. Pour les récupérer, elle doit retrouver un chimiste en fuite, inventeur d'une nouvelle drogue de synthèse.
AFFRONTEMENT Il se croit protégé par ses réseaux et sa fortune, par l'impunité qui règne en Afghanistan. Mais il reste encore dans ce pays des policiers déterminés à rendre la justice, comme l'incorruptible chef de la brigade criminelle, le qomaandaan Kandar.
DÉFLAGRATION Nicole et Nahid aiguisent leurs armes. Pour triompher, elles mentiront, tortureront et tueront. Car une mère aimante est une lionne qui peut se faire bourreau.




Baad de Cédric Bannel, 463 pages, Robert Laffont, 2016

Mon avis : Avec Baad, Cédric Bannel nous envoie en Afghanistan, à Kaboul, où les corps de fillettes ont été retrouvés abandonnés. Oussama Kandar, chef de la police, va enquêter sur ces meurtres. On va vite se rendre compte qu'une enquête en Afghanistan n'est pas chose aisée. Mais le temps presse puisqu'une autre fillette va bientôt subir le même sort. Parallèlement à cette enquête, on découvre Nicole Laguna en France, dont la famille va être enlevée et séquestrée, en échange d'informations que Nicole va devoir mettre à jour.

Je ne connaissais pas Cédric Bannel auparavant. Je l'ai vraiment découvert avec ce livre. J'ai beaucoup aimé sa plume. On ne sent pas de retenue dans l'écriture, il n'y va pas par quatre chemins. Certains passages sont violents, sans pour autant être insupportables. On découvre l'Afghanistan avec ses différentes facettes qui rendent l'enquête compliquée : la corruption, la drogue, la prostitution... Ce livre m'a donné envie de découvrir les livres précédents de l'auteur, puisqu'il s'agit en fait d'une série.

Les personnages, en particulier Oussama Kandar, détonnent un peu dans ce décor qui nous est dépeint. On a affaire à un homme intègre, qui fait tout son possible pour être juste. J'ai vraiment envie d'en découvrir plus sur ce personnage.
Mais aussi sur les autres personnages, en particulier Gulbudin Barmak (adjoint de Kandar), qui, pour ma part, m'a semblé entouré de mystères. Mais j'ai peut-être cette impression parce que je n'ai pas lu les livres précédents.
Une place est faite pour les femmes dans ce livre, que ce soit en France avec Nicole qui lutte pour sauver sa famille, quitte à commettre des actes irréparables, ou que ce soit à Kaboul, avec Nahid, la mère de Badria, future victime désignée du tueur en série. Nahid, qui n'est pas irréprochable, va faire ce qu'elle peut pour sortir sa fille de ce guêpier.

Au niveau de l'intrigue, j'ai eu un peu de mal avec ce principe de deux enquêtes en parallèle. Bien évidemment on se doute qu'elles vont finir par se rejoindre. Néanmoins le lien est long à se faire, si bien que, bien qu'elle soit intéressante, l'enquête qui se déroule en Europe est vraiment secondaire. Et j'avais vraiment hâte de retrouver les protagonistes qui nous ont été présentés à Kaboul et voir avancer cette enquête.

Quoiqu'il en soit j'ai vraiment aimé cette lecture, et je compte bien découvrir ses prédécesseurs. N'hésitez pas à me faire savoir si vous avez lu ce livre voire les précédents, et ce que vous en avez pensez. Je vous souhaite à tous une excellente semaine.

02 février 2017

Le crime de Combe Jadouille

Que cherche César Abadie, en ce début d'été 1986 lorsqu'il revient dans la demeure familiale, repliée sur les débris d'un passé luxueux, au fond des bois du Périgord ? À la Faujardie, qu'il a fuie dix ans plus tôt, au sortir de l'adolescence, le temps est suspendu depuis un demi-siècle. Son frère Paul, qui cultive la propriété, Finou, la vieille cuisinière et René l'ouvrier agricole, ne lui demanderont rien, mais l'encercleront de leur vigilance impitoyable. Ni l'apparente richesse de César, ni l'inquiétante désinvolture de ses amis n'intimideront ce monde paysan, ligué contre les intrus. Marie, que César a aimée autrefois, parviendra-t-elle à l'aider ? Ou, ayant tenté sans succès d'échapper à la protection étouffante du clan, est-elle aussi désormais tenue à l'écart. Autour de la grande maison aux prises avec l'exclu et les étrangers, l'affrontement ira jusqu'au crime. De loin, le bourg de Reyssac observe en silence. Les affaires de famille ne regardent personne.



Le crime de Combe Jadouille de Brigitte Le Varlet, 330 pages, France Loisirs, 1988

Mon avis : J'ai pioché ce livre dans la Book Jar pour le mois de janvier. Je n'étais pas très convaincue, le titre ne m'attirant absolument pas. Malgré tout je l'ai lu sans a priori... mais...

...je n'ai absolument pas accroché à l'histoire. Pour commencer j'ai eu du mal à visualiser l'environnement de la Faujardie, on manque de descriptions de ce point de vue. C'est quelque chose qui m'a vraiment manqué. Le style d'écriture en lui-même ne pose pas soucis, il se lit bien.

En revanche il y a beaucoup (trop) de personnages, qui sont introduits dès le départ. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre qui était qui, quels étaient les liens entre chacun. Finalement certains ne sont plus revus par la suite... Les personnages ne sont pas très fouillés pour la grande majorité, ce qui est dommage car certains sont assez importants, je pense notamment à Finou qui est le cœur de la propriété d'une certaine façon.

Du reste, j'attends toujours le crime. Alors, oui, j'ai abandonné au bout de 230 pages, soit à 100 pages de la fin. Alors peut-être que le vrai crime (en dehors d'un traffic de tableaux) se situe dans ces 100 dernières pages, mais quoi qu'il en soit, je me suis ennuyée tout au long des 230 premières pages. Sans oublier les problèmes de personnages que j'avais du mal à situer, et pour certains je me suis rendue compte que j'avais complètement interprété de travers leur rôle, au bout d'un nombre de pages assez conséquent.

Il est exceptionnel que j'abandonne un livre en cours de lecture, je pense que c'est le troisième en tout et pour tout dans ma vie de lectrice. J'essaie toujours de m'accrocher à un point positif qui va me donner envie de continuer jusqu'au bout malgré tout, mais là... je n'en ai trouvé aucun. Alors si l'un de vous a lu ce livre et l'a aimé, n'hésitez pas à me le dire, peut-être arriverez-vous à me le faire voir sous un autre angle.

01 février 2017

Book Jar and others #7



Bonjour à tous, aujourd'hui on fait le point sur la PàLM de février. Alors, sans attendre, commençons par le mystère de la Book Jar :

ce mois-ci je vais lire un livre de Kathy Reichs. Et comme j'aime les lire dans le bon ordre, ce sera Secrets d'outre-tombe. Ça faisait une éternité que je n'avais pas lu un livre de cette auteure, je me fais déjà un plaisir à l'idée de m'y plonger !

Concernant la sélection pour la PàLM, je n'ai pas abandonné l'idée de lire le tome 1 de Terre de Sendre de Matthieu Fichez en ebook. Je n'ai pas pu le lire le mois dernier mais on va remettre ça ce mois-ci !

Sinon je me lance dans la lecture de Carnaval de Ray Celestin et le tome 2 de La Boutique Vif-Argent de P.D. Baccalario.

Voilà donc un petit programme que, je l'espère, j'arriverai à suivre cette fois-ci. Je vous souhaite à tous d'excellentes lectures et je vous dis à bientôt.

PS : non je n'ai pas encore trouvé la relève de mon pauvre petit hérisson pour vous présenter mes lectures... je n'ai pas encore fait mon deuil...