14 avril 2019

In My Mailbox #22

In My Mailbox avril 2019

Bonjour à tous ! On se retrouve pour un bilan de mes acquisitions de mars 2019. Je dois admettre que je n'ai pas été très sage. Autant vous dire que mon système à point en a pris un sacré coup et que je suis dans le négatif... Mais en même temps quand, sur le même mois, j'ai droit à 2 livres gratuits chez France Loisirs avec les points que j'ai cumulés, et qu'il y a un salon du livre autour du polar... ça ne pouvait que mal se terminer.



J'ai donc commencé par l'achat du trimestre chez France Loisirs dont un livre gratuit contre 100 points. Comme d'habitude je n'ai pas résisté au dernier livre de Mary Higgins Clark, Dernière danse. Ne me demandez pas de quel sujet il traite. Comme d'habitude avec l'auteure j'y vais les yeux fermés (même si j'ai des déceptions dernièrement, oui... nostalgie de mes premières lectures, tout ça tout ça...).
Et j'ai craqué pour deux thrillers : Sous nos yeux de Cara Hunter (avec la couverture je ne pense pas trop me tromper en vous disant qu'un enfant est impliqué dans l'intrigue...) et La perfection du crime d'Helen Fields. Pour le dernier, oui, j'ai craqué à cause de la couverture. Le résumé (dont je ne me souviens plus) me tentait bien en plus de ça, donc pouf dans le sac à livre.



Quelques jours plus tard, j'y suis retourné puisque j'avais de nouveau 100 points grâce à ces achats. Et comme c'était le jour de la sortie du tome 3 d'Elia, La Passeuse d'Âmes de Marie Vareille (saga dystopique, post-apocalyptique dont je suis littéralement fan), ben j'ai craqué et j'ai pris en même temps, avec mes 100 points, l'intégrale de Gallica d'Henri Lœvenbruck.
En sortant j'ai fait un petit saut à la librairie à côté. Grand bien m'a pris puisque j'ai trouvé cette adaptation en bande-dessinée que je ne connaissais pas des Aventures de Tom Sawyer de Jean-Luc Istin, Mathieu Akita et Julien Akita. Je trouve cet ouvrage magnifique et j'ai hâte de me plonger dedans. Le fait est que j'ai de très vagues souvenirs du dessin-animé de mon enfance mais je ne connais pas réellement cette œuvre au final. La découvrir sous ce format me fait très envie.



Le weekend du 23 mars, je me suis rendue avec beaucoup de plaisir, et pour la première fois, au salon PolarLens. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un salon axé sur le polar et qui se déroule sur la ville de Lens. J'y ai fait dédicacer chacun des livres que j'ai achetés. En dehors du deuxième tome de La brigade des cauchemars, Nicolas de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac, j'ai choisi d'orienter ce salon sur les découvertes. Autrement dit je ne suis allée voir que des auteurs dont je n'avais encore jamais lu de livres. Je me suis donc procuré Le douzième chapitre de Jérôme Loubry, Comme de longs échos d'Elena Piacentini. Je ne savais pas trop quel livre choisir pour l'un comme pour l'autre, mais en discutant, ils m'ont expliqué les concepts tentants de leurs romans, mon choix a été assez vite fait.



Je me suis également procuré Derrière la haine de Barbara Abel et 7 jours à River Falls d'Alexis Aubenque. Et enfin, avec Gwen, nous nous sommes dirigées vers le stand d'Hervé Jourdain. On partait sur l'idée d'acheter son premier livre... Mais, à notre très grand étonnement, il nous en a dissuadé en nous expliquant qu'il avait tellement bien voulu faire, qu'il s'agissait plus d'un documentaire au final que d'un roman. Il a donc réorienté notre choix vers Femme sur écoute. En plus le livre suivant (il s'agit d'une saga), se déroule dans les Ardennes... très précisément pas loin de la ville où j'ai grandi... j'espère que je vais aimé !



Et enfin, j'ai reçu, de la part des Éditions Taurnada et dans le cadre d'une opération Masse Critique sur Babelio, Mon ombre assassine d'Estelle Tharreau. J'ai déjà lu et chroniqué ce "thriller psychologique" ici. Ce roman a été un coup de cœur. Le premier livre de l'auteure est rapidement parti dans ma wishlist.

Avec tout ça ma PàL a un peu remonté, mais je suis toujours en dessous du chiffre du début d'année soit 1063 actuellement contre 1065 au 1er janvier. J'ai un peu triché puisque j'ai supprimé deux livres de ma PàL, en sachant que je ne les lirai jamais...

Et voilà, je vous laisse sur cet énorme In My Mailbox. N'hésitez pas à me dire si vous avez lu certains de ces livres et ce que vous en avez pensé. Bonne fin de weekend à tous !

09 avril 2019

Book Jar and others #23



Bonjour à tous. Je vous retrouve tardivement en ce mois d'avril pour vous présenter ma PàL du mois. On est déjà le 9, mais mieux vaut tard que jamais. Ce mois-ci, j'ai bien failli ne pas jouer le jeu avec la Book Jar. Le livre de l'auteur tiré au sort fait partie de ces quelques livres de ma bibliothèque dont j'ignore la provenance...



Il s'agit de L'esclave de Dieu de Roger Frison-Roche, seul livre que je possède de cet auteur. On y suit René Caillié au 19ème siècle, un français qui va tout faire pour se rendre à Tombouctou, une cité totalement inconnue pour les étrangers. Pour parvenir à ses fins, il part en pèlerinage en Afrique et se fait appeler Abdallahi qui signifie "l'esclave de Dieu". Le résumé ne m'attirait pas. Avec ce livre je suis très loin de mes lectures habituelles. J'ai donc été à deux doigts de l'envoyer tout droit à la boîte à livres. Finalement, après avoir consulté les avis qui sont plutôt positifs dans l'ensemble, je me suis dit que j'allais lui laisser sa chance et me laisser embarquer avec une lecture à laquelle je suis peu habituée... ça fait du bien de casser les habitudes de temps en temps. Est-ce que c'est le cas ici ? La suite dans la chronique quand ma lecture sera terminée.



Pour le reste du mois, j'ai décidé de ne pas m'écarter plus de mon style de prédilection. Je vais donc lire Mr Mercedes de Stephen King pour la lecture commune de Séverine. J'ai toujours une appréhension avant de lire un livre de Stephen King : plus jeune j'ai eu la malchance de tomber sur une nouvelle de l'auteur dans un recueil collectif... j'ai été traumatisée...
Je lirai ensuite L'empathie d'Antoine Renand. J'ai vu pas mal de retours très positifs sur ce thriller. Du coup il me fait très envie.
Et enfin, mais étant donné mon rythme de lecture actuel, c'est mal parti pour que j'arrive à le lire en plus des autres, j'ai choisi De mort naturelle de James Oswald, là encore un thriller. Ce livre est dans ma PàL depuis bien trop longtemps. L'idée de le lire n'a jamais été loin, mais... voilà quoi... je pense qu'on a tous le même problème : beaucoup trop de livres à lire !

N'hésitez pas à me dire si vous avez lu un de ces livres et ce que vous en avez pensé, ou si vous êtes tenté par une lecture commune, ça fait toujours plaisir.

Bonnes lectures et bon mois d'avril à tous !

05 avril 2019

Mon ombre assassine

En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
Celle d'une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
Celle d'une femme manipulatrice et cynique.
Celle d'une tueuse en série froide et méthodique.
Un être polymorphe.
Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
Une ombre. Une ombre assassine.


Mon ombre assassine d'Estelle Tharreau

Mon ombre assassine d'Estelle Tharreau, 258 pages, Taurnada Éditions, 2019

Mon avis : Avant de commencer, je tiens à remercier Babelio et les éditions Taurnada pour cette lecture coup de cœur. J'ai eu du mal à "étiqueter" ce roman. Finalement je suis restée sur l'idée d'un thriller psychologique, même si ça ne me va pas tout à fait. Mais à défaut d'autre chose... J'ai mis un peu de temps à savoir si c'était un coup de cœur ou non. Pour cause, la lecture de ce livre met le lecteur pour le moins mal à l'aise. Si bien que j'ai longtemps tergiversé pour savoir si une lecture de ce type pouvait être un coup de cœur... la réponse est oui, après tout pourquoi pas ?

Nadège, tueuse en série qui se retrouve en prison pour un meurtre pour lequel elle va être jugée, nous raconte son histoire. Elle nous décrit le foyer dans lequel elle a grandi. Un foyer qui ne lui a donné que très peu d'amour, pour ne pas dire pas du tout, avec une mère dépressive et pas que... Et elle revient sur les évènements décisifs dans sa vie.

Dans ce livre on alterne entre le récit de Nadège à la première personne et des transcriptions d'interrogatoires de personnages ayant pu évoluer dans son entourage au fil du temps. L'utilisation de la première personne dans son témoignage est en très grande partie responsable de cette atmosphère très dérangeante. L'utilisation du "je" a pour objectif de rapprocher du narrateur, mais dans ce cas précis on n'a pas très envie de s'identifier à Nadège.

Ce sont sans doute les passages en lien avec sa petite sœur qui m'ont mise le plus mal à l'aise. Cette sœur qu'à aucun moment elle ne nomme par son prénom ou par le terme de "sœur". Elle nous la présente comme "le monstre". Étant plutôt sensibilisée sur le sujet du handicap par ma profession, cette appellation m'a d'autant plus profondément dérangée.

Elle nous relate chacun des évènements sur un ton très froid, sans émotion, qui colle bien évidemment parfaitement au personnage. Ce ton contrastait totalement avec les différents sentiments que j'ai pu ressentir lors de ma lecture. Certaines scènes m'ont glacée. Malgré cette absence totale d'affect dans le récit, la plume de l'auteure est vraiment addictive créant un sentiment très ambivalent. Autant j'avais envie d'aller plus loin et de savoir jusqu'où Nadège a pu aller dans ses crimes, autant par moment je n'osais pour ainsi dire pas avancer dans ma lecture, me doutant de ce qui allait se produire.

Bref, Estelle Tharreau signe ici un roman sans faute, dans lequel on assiste à la construction dès la plus tendre enfance d'une véritable psychopathe. Si le sujet des tueurs en série vous intéresse, je ne peux que vous conseiller de lire ce lire, d'autant que le fait que le tueur soit en fait une tueuse rend le récit d'autant plus intéressant.

03 avril 2019

Blood Song, tome 2 : Le Seigneur de la Tour

Attention, risque de spoilers sur la fin du tome 1... vous êtes prévenus !

Qu’on le nomme Sombrelame, frère du Sixième Ordre ou Tueur d’Espoir, Vaelin Al Sorna demeure le plus grand guerrier de son temps, et le plus illustre témoin de la défaite du roi Janus. Écœuré par la guerre, il revient au pays déterminé à ne plus jamais prendre les armes. Nommé Seigneur de la Tour des Hauts Confins par l’héritier de Janus, Vaelin espère trouver la paix dans cette région glaciale et sauvage, loin des intrigues d’un Royaume tourmenté.
Mais les êtres dotés de la voix du sang ont rarement l’occasion de mener une vie paisible. Entre les défenseurs de la Foi affaiblie, les adversaires du jeune roi inexpérimenté et les mystérieux assassins de la Ténèbre, Vaelin va découvrir malgré lui que nul ne peut échapper à son destin.


Blood Song, tome 2 : Le Seigneur de la Tour d'Anthony Ryan

Blood Song, tome 2 : Le Seigneur de la Tour d'Anthony Ryan, 740 pages, Bragelonne, 2015

Mon avis : J'ai été assez ennuyée par le fait que ma lecture du premier tome (chronique ici) remonte à 2014... Autant dire que j'avais très peu de souvenir. Globalement j'avais bien l'histoire en tête, mais pour ce qui est des détails pour les différents personnages, c'était un peu nébuleux. Du coup un petit rappel du premier tome aurait été le bienvenu. Mais je ne peux que m'en blâmer. Je n'avais qu'à pas attendre aussi longtemps pour découvrir ce deuxième tome.

Dans un premier temps, j'ai été très étonnée à la lecture de ce deuxième tome. En effet le premier opus de Blood Song d'Anthony Ryan se concentre vraiment sur le personnage de Vaelin dont on va découvrir le passé et l'évolution au fil du temps. Mais ici, on quitte ce schéma pour aller d'un personnage à l'autre à chaque nouveau chapitre, dont le personnage de Vaelin. Mais je me suis très rapidement adaptée. Cela permet du reste d'avoir une vision différente des personnages concernés, plus proche d'eux. J'ai aimé suivre chacun d'entre eux. Je ne peux pas dire qu'il y en ait certains pour lesquels j'avais envie de passer plus rapidement les pages. Au contraire, ils ont tous leur importance et chacun va vivre des choses très particulières, notamment le personnage de Frentis qui dès le début se retrouve dans une situation intenable.
Vaelin de son côté n'est plus vraiment celui qu'on a connu dans le premier tome. On le découvre bien changé et grandi par rapport aux évènements qu'il a vécu auparavant.

L'écriture de l'auteur (en tout cas dans sa version traduite) est toujours aussi addictive. Ce roman est riche en évènements pour chacun des personnages. J'ai été un peu déçue que certains ne se croisent pas. Mais ce n'est sans doute que partie remise pour le tome 3. J'ai hâte d'assister à certaines retrouvailles. En revanche, j'avoue m'être un peu perdue parfois dans les différents peuples tellement il y en a... petit point négatif donc, mais rien de méchant.

Anthony Ryan ne nous laisse pas beaucoup souffler dans cette lecture, sans aller dans la surenchère pour autant. On se laisse transporter d'un personnage à l'autre et de rebondissement en rebondissement. Mais gros point d'interrogation sur le final qui nous laisse avec beaucoup de questions et qui me fait dire que je ne dois vraiment pas tarder à lire la suite cette fois-ci.

Au final, ce deuxième opus de Blood Song, Le Seigneur de la Tour a été une très bonne lecture même si le style est très différent du premier tome.


27 mars 2019

La fuite

Quand Jo Blackmore accepte de prendre dans sa voiture une parfaite étrangère qui cherche son chemin, elle n'en mesure pas le risque : la femme connaît son mari, son adresse et a en sa possession un gant de sa fille, Elise. Ce qui commence comme une menace subtile devient rapidement un cauchemar quand la police, les services sociaux et même son propre mari se retournent contre Jo. personne ne veut croire que la petite Elise est en danger. Mais Jo sait qu'il n'y a qu'une seule façon de la protéger.

La fuite de C. L. Taylor

La fuite de C. L. Taylor, 330 pages, France Loisirs, 2019

Mon avis : Ce roman de C. L. Taylor est un thriller psychologique qui m'a tenue en haleine du début à la fin. Et pourtant, j'étais partagée quand j'ai fermé le livre. Je me disais "finalement c'est assez évident"... et en fait avec du recul, je réalise qu'au contraire ça n'avait rien d'évident. L'auteure brouille vraiment les pistes dans sa façon de construire le roman. Mais je n'en dirai pas plus sur ce point là. Une des révélations, en lien avec le passé de Jo, n'en était pas vraiment une pour ma part. C'était gros comme une maison. Mais au-delà de ça pour ce qui est de l'intrigue principale, l'auteure m'a vraiment surprise. Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre.

Jo se retrouve petit à petit seule contre tout le monde, à tel point que même le lecteur finit par douter de sa santé mentale. On sait dès le départ qu'elle souffre d'agoraphobie mais on ignore si cette agoraphobie est isolée ou si, au contraire elle s'intègre dans une pathologie psychiatrique non diagnostiquée jusque-là chez Jo. Et du coup pendant une grande partie de ma lecture, j'étais très mal à l'aise par rapport à elle. D'une part, je m'attachais à cette femme qui traversait une épreuve extrêmement anxiogène dans laquelle elle n'était soutenue par personne. D'autre part, j'essayais de rester distante face à ce personnage en me disant "non mais attend, si ça trouve, c'est elle le danger pour sa fille...".

Ce sentiment très paradoxal par rapport à Jo n'a fait qu'accroître l'ambiance angoissante qui monte crescendo au fil des pages. L'auteure trouve vraiment les mots pour nous faire passer les émotions de cette mère qui s'inquiète pour la sécurité de sa fille. Et donc en rajoutant par-dessus ça l'inquiétude qu'on a, nous lecteur, par rapport à Jo, ça déclenche une sorte de sentiment d'urgence.

J'ai juste un bémol sur le dénouement. Une fois que l'auteure démêle totalement les nœuds de l'intrigue, ce qui m'a laissée interdite, je n'ai plus été aussi emballée par la suite. J'ai l'impression que, d'une certaine façon, on était dans la surenchère. Il va se passer certains évènements avec un personnage, qui, jusqu'à un certain point, sont logiques. Mais au bout d'un moment, j'avais du mal à comprendre que ce personnage ne réagissait pas. Et du coup ça donne l'impression que c'est là juste pour corser la fin, ce qui n'était pas franchement nécessaire.

En définitive, La fuite de C. L. Taylor est un très bon thriller psychologique, sans pour autant être une claque. Je ne pense pas qu'il restera gravé pour ma part mais je vous le conseille vraiment si vous aimez les thrillers psychologiques.