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03 février 2021

Gardiens des Cités Perdues, tome 1

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ?

Gardiens des Cités Perdues, tome 1 de Shannon Messenger

Gardiens des Cités Perdues, tome 1 de Shannon Messenger, 510 pages, Lumen, 2018

Mon avis : Je m'attaque enfin à cette saga qui est déjà très bien entamée. Les retours sur les derniers tomes m'ont un peu fait reculer mais finalement sur insistance de ma nièce, je my colle ! Dans ce premier tome des Gardiens des Cités Perdues, on retrouve un schéma somme toute assez classique d'un enfant/ado qui découvre du jour au lendemain qu'il, ou plutôt elle en l'occurence, n'est pas celle qu'elle pensait être. Tout un univers va s'ouvrir à elle mais aussi tout un tas de question. Sophie va essayer de découvrir qui elle est réellement et comment elle en est arrivée à être cachée parmi les humains. Je vous le dis dès maintenant, non vous n'aurez pas toutes les réponses à la fin de ce premier opus (bon en même temps je dois être l'une des rares personnes à découvrir cette saga que tout le monde connaît).

Globalement j'ai beaucoup aimé l'univers de l'auteure, même si j'ai trouvé qu'elle passait un peu trop vite sur certains détails. Notamment, il aurait été intéressant de s'attarder un peu plus sur les divers cours que Sophie reçoit afin de mieux s'imprégner de l'univers et le comprendre en même temps qu'elle. Certains concepts, même si je les ai compris dans leur globalité, restent un peu flous si on va dans le détail. Alors, oui, c'est de la littérature jeunesse, et le but était sans doute de ne pas perdre les lecteurs dans trop de détails. Mais il aurait été possible, je pense, de trouver un juste milieu.

On fait la connaissance d'une multitude de personnages dans ce livre. J'ai eu peur d'être un peu perdue, d'autant que certains prénoms se ressemblent un peu. Finalement, j'ai réussi à garder le fil, mais il faut bien rester concentré.
Sophie est rapidement attachante. J'ai vu des avis précisant qu'elle était énervante. Pour ma part je n'ai pas eu ce sentiment. J'ai découvert un personnage complètement perdu, dont le monde est complètement chamboulé et qui doit, très jeune, tout abandonner du jour au lendemain pour un avenir et un monde totalement inconnus. Elle est curieuse, elle cherche à comprendre qui elle est, ce qui est bien normal. Peut-être fait-elle preuve d'un peu trop d'initiative à un certains moments, mais là je dirais : c'est le propre de ce genre de livres, sinon l'histoire n'avancerait pas beaucoup et on l'accuserait de manquer d'action.
Concernant les autres personnages, ils sont dans l'ensemble tous très attachants, à quelques exceptions près. J'ai beaucoup aimé les tuteurs de Sophie en particulier, même si tout n'est pas toujours rose. On pratique un peu l'ascenseur émotionnel avec eux, mais vu leur histoire, leur attitude se comprend.
Je m'interroge sur certains personnages quant à leur honnêteté, mais je n'insisterai pas sur leur identité pour vous laisser découvrir par vous-même.

Si j'ai trouvé que l'auteure laissait certains aspects de côtés, en revanche elle a mis l'accent sur la fin (pas que mais notamment) avec des évènements qui s'enchaînent très rapidement et qui nous empêchent de fermer le livre. On va y découvrir une Sophie plus courageuse que jamais. J'ai beaucoup aimé cette fin haletante et la plume de l'auteure.
Si ce premier tome apporte certaines réponses, il amène également de nombreuses autres questions qui découlent directement de ces réponses. Je ne me fais pas d'illusions, avec déjà 8 tomes, les réponses ne seront pas dans le deuxième.

Je n'ai pas été subjuguée par ce roman, néanmoins j'ai particulièrement aimé l'univers de l'auteure, qui va probablement se densifier dans les tomes suivants. Je compte donc bien découvrir la suite pour savoir quelles autres aventures Sophie va traverser et quelles nouvelles découvertes elle va faire.

07 janvier 2021

Sorceline, tome 1 : Un jour, je serai fantasticologue !

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé les animaux...
Mais pas les matous câlins ou les chiens fidèles.
Non, moi, ce qui me passionne ce sont les dragons, les licornes, les monstres, les chimères... Bref, les animaux légendaires !

Sorceline, tome 1

Sorceline, tome 1 : Un jour, je serai fantasticologue ! de Sylvia Douyé et Paola Antista, 48 pages, Vents d'Ouest, 2018

Mon avis : Dans ce premier tome, nous découvrons le personnage de Sorceline qui nous emmène avec elle dans une école où elle étudie sur les créatures fantastiques. On y découvre son professeur, ses camarades de travail (pas si camarades que ça pour certains...) et bien évidemment des créatures en tout genre. Rapidement des évènements inattendus vont survenir, notamment une disparition mystérieuse. Sorceline est bien décidée à découvrir ce qui s'est passé et ce que cachent certaines personnes de son entourage.

Si j'ai beaucoup aimé l'univers (bien qu'il n'ait rien de révolutionnaire), j'ai trouvé que cette bande-dessinée était trop courte avec en particulier certains enchaînements pas toujours très logiques. J'ai bien conscience que le principe d'une bande-dessinée est d'être court mais pour le coup certaines scènes manquaient à mon sens. En revanche, les couleurs sont très belles et j'ai beaucoup aimé le trait de crayon.

Certains personnages sont des têtes à claque, d'autres sont assez mystérieux, et on sent que les prochains tomes vont lever petit à petit certains secrets. Sorceline est un personnage attachant, mais j'avoue l'avoir, par moments, trouvée agaçante par certains côtés, notamment son côté très entêté. La fin de ce tome va prendre un tournant inattendu et la laisser avec beaucoup de questionnements.

J'ai donc passé un bon moment de lecture malgré des défauts et j'ai très envie de découvrir la suite.

18 décembre 2020

La 25e Heure

Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s'interroge sur cette tour que l'impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grand frais, d'étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent !

Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police M. Henry Lozé tourne en ridicule "les plaisanteries de quelques coquins". Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux du parvis de l'Opéra Garnier. Mais, depuis l'ombre de ses cabinets, l'homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République.

Pendant ce temps, l'Académie des sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l'obscurantisme.

La 25e Heure de Feldrik Rivat

La 25e Heure de Feldrik Rivat, 446 pages, Les Éditions de L'Homme Sans Nom, 2015
Le Chrysanthème Noir de Feldrik Rivat, 443 pages, Les Éditions de L'Homme Sans Nom, 2016

Mon avis : Bien que j'ai lu les 2 tomes de la saga La 25e Heure de Feldrik Rivat à deux mois d'intervalle, je vais vous présenter les deux en même temps, parce que je ne vous avais pas parlé du premier tome et qu'il s'agit d'une saga coup de cœur... et pi d'abord c'est mon blog et j'y fais ce que je veux comme que je veux... et pi c'est tout ! Et regardez moi ces couvertures ! Magnifiques !

Il s'agit d'une saga steampunk dont l'intrigue se déroule à Paris en 1888 et dans laquelle nous suivons les personnages de l'inspecteur principal Eudes Lacassagne et Bertillon. Lacassagne est le meilleur enquêteur de la ville mais il a son caractère bien à lui, du genre peu causant, mystérieux. Et voilà que, du jour au lendemain, il va devoir travailler avec une jeune recrue : Louis Bertillon, du genre plutôt naïf et bavard. Autant dire qu'entre les deux c'est loin d'être gagné d'avance... On va alors leur demander, pour leur première enquête de concert, de se rendre au domicile d'une femme dont le corps de l'époux, qui est décédé, a disparu. À leur arrivée, ils ne vont retrouver qu'un doigt momifié et une fleur noire. Ce qui semble être une enquête banale au début va progressivement prendre un tournant de plus en plus surprenant et intriguant. Plus Lacassagne et Bertillon vont avancer dans leur enquête, plus le mystère va s'épaissir.

Dans La 25e Heure, Feldrik Rivat nous plonge dans un Paris quelque peu différent du vrai Paris de l'époque le tout avec une très belle plume. J'ai beaucoup aimé son style d'écriture très travaillé sans être lourd et qui participe énormément à l'atmosphère qui se dégage de cette saga. On est sur du steampunk, donc forcément on a un côté scientifique, technologique bien présent, le tout dans un univers très dense, très fouillé. Ça sent les complots bien agencés et le tout en plein hiver avec le froid... ne me demandez pas pourquoi mais cette association, pour ma part, ajoute encore plus à l'aspect mystérieux de l'histoire que nous présente l'auteur.

Feldrik Rivat nous offre une belle brochette de personnages qui sont vraiment très approfondis. Et je ne parle pas que de Lacassagne et de Bertillon en disant cela. Tous les personnages vont avoir leur importance. Lacassagne et Bertillon vont quant à eux énormément évoluer. D'une part, Lacassagne au fil du premier tome va faire en sorte, très rapidement, d'endurcir ce pauvre Bertillon par des méthodes que, pour le coup, je n'ai pas trop aimé lire. Je peux me faire des idées très précises de scènes qui sont décrites dans un livre, et en l'occurence j'aurais aimé ne pas avoir une imagination si efficace... D'autre part, Lacassagne va également vivre des évènements qui vont changer beaucoup de choses pour lui, et remuer beaucoup de souvenirs. On va ainsi finir par en apprendre plus sur son histoire au fil des pages.
Le Chrysanthème Noir, le deuxième tome, réserve plutôt une belle place aux femmes comme en témoigne la couverture. L'auteur introduit un personnage assez mystérieux dans ce deuxième tome. Pour ma part j'avais deviné qui elle était, mais je n'en ai pas moins aimé ma lecture pour autant. J'ai adoré ce personnage et savouré les passages avec cette jeune femme qui ajoute une note de fantaisie et d'humour tout en étant pleine de détermination. Je dois bien admettre avoir ri assez souvent. Les passages entre elle et Lacassagne valent clairement le détour.

Comme je le disais, plus on avance dans l'histoire, plus le mystère s'épaissit. L'auteur maintient le suspense et son sujet d'une main de maître tout en intégrant des faits historiques réels en leur donnant une toute autre signification. C'est dans le deuxième tome que les explications vont arriver. Je reconnais m'y être un peu perdue à un moment. Mais j'ai fini par raccrocher les wagons et j'ai été totalement conquise par l'univers qu'a su créer Feldrik Rivat. J'ai hâte de découvrir Paris-Capitale qui, si j'ai bien compris, se déroule dans le même univers. Il n'est pas encore dans ma PàL, mais ça ne saurait tarder.

Bref vous l'avez compris, la saga de La 25e Heure est un gros coup de cœur que je vous recommande chaudement. Et le coffret peut faire un beau cadeau pour les fêtes si vous connaissez des amateurs du genre (ou pour vous-même hein, on n'est jamais mieux servis que par soi-même...).

15 décembre 2020

Les larmes du dragon

Ce mardi s'annonçait comme une belle journée californienne, pleine de soleil et de promesses, jusqu'à que que Harry Lyon ait à abattre quelqu'un pendant le déjeuner.
Mais pour le policier de Los Angeles et sa coéquipière Connie, le tueur auquel ils se trouvent confrontés au restaurant n'est qu'un avant-goût du cauchemar qui les attend.
Tic-Tac, Tic-Tac
L'après-midi même, un improbable clochard, aux allures de possédé, annonce à Harry qu'il va mourir avant l'aube, puis se désintègre sous ses yeux.
Tout cela ressemble trop à une hallucination ou à un mauvais rêve pour qu'il arrive vraiment à y croire. Pourtant...
Tic-Tac, Tic-Tac
À la tombée de la nuit, l'ombre se peuple d'étranges créatures et la réalité se transforme en un lieu d'effroyables surprises et de dangers inimaginables.
Et plus l'aube approche, plus Harry se voit entraîné dans une spirale de terreur qui menace de balayer non seulement lui et Connie, mais aussi tous ceux qu'ils aiment.
Tic-Tac, Tic-Tac

Les larmes du dragon de Dean Koontz

Les larmes du dragon de Dean Koontz, 308 pages, Plon, 1996

Mon avis : Les larmes du dragon de Dean Koontz est un roman d'horreur fantastique dans lequel nous suivons les personnages de Harry et Connie qui sont enquêteurs et qui vont se retrouver, à l'occasion d'une pause dans un restaurant, en plein milieu d'une fusillade. L'auteur de cette attaque semble particulièrement perturbé. Suite à cette attaque, Harry va assister à une scène très étrange avec un vagabond relativement effrayant qui va disparaître sous ses yeux de façon un peu particulière. D'autres personnes avant lui ont également croisé le chemin de ce personnage hors du commun qui leur prédit leur mort dans quelques heures... On rentre alors dans une course contre la montre. Le livre se déroule sur approximativement 24 heures. Le but de nos personnages, Harry et Connie, va être de stopper ce vagabond qui s'avère être un vrai psychopathe sans pitié aucune.

J'ai eu énormément de mal à entrer dans l'histoire. Sur les 100 premières pages, je ne comprenais pas où on allait. Les 200 pages suivantes ont été très difficiles à lire, j'avais juste envie de faire autre chose. Je ne voulais pas abandonner parce que j'avais un gros a priori sur l'auteur, et donc c'était important pour moi d'aller jusqu'au bout pour me faire une opinion digne de ce nom. Mais malgré mes efforts, je n'ai pas accroché au style de l'auteur. On retrouve beaucoup de longueurs dans ce livre, des listes à l'occasion de descriptions ou d'élaboration de pensées qui font catalogues au possible, une scène dont je n'ai toujours pas compris l'intérêt. J'ai le sentiment que le but de l'auteur était juste de faire de l'horreur (encore que, je n'ai pas été traumatisée... bon si j'avais été plus jeune peut-être mais à mon âge je suis restée complètement hermétique aux descriptions). Et au final, l'histoire sert juste de prétexte pour nous servir des scènes pas très appétissantes... et n'est pas travaillée plus que ça, du moins pas suffisamment à mon goût.

J'ai trouvé les personnages peu creusés. Certains ont une histoire qui pourraient nous attendrir mais c'est juste posé là comme ça, quand on nous présente le personnage en question, sans chercher à aller plus loin. Je n'ai ressenti aucune affinité avec ces personnages et je suis restée très distante par rapport à ce qui leur arrivait.

Je le disais plus, haut, le roman se déroule environ sur 24 heures. On devrait donc avoir un sentiment d'urgence... désolée mais j'ai piqué du nez tout au long de ce livre.
L'intrigue n'a rien de bien exceptionnel, le tout étant de comprendre comment l'auteur de ces méfaits en est arrivé là. Et même les explications qui arrivent à la fin n'ont pas réussi à me toucher. J'ai trouvé le final trop rapide. Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus spectaculaire.

Bref, je vais arrêter là ce carnage. Vous l'aurez compris, je n'ai pas du tout accroché à ce livre. Et je ne compte clairement pas relire de livre de cet auteur. Néanmoins si vous avez déjà lu un livre de Dean Koontz, que ce soit Les larmes du dragon ou un autre, je serais curieuse d'avoir votre avis : soit c'est un style qui ne me convient tout simplement pas, soit je suis passée à côté d'un message essentiel que voulait faire passer l'auteur...

14 octobre 2019

La Peau de chagrin

- Retournez-vous, dit le marchand en saisissant tout à coup la lampe... et regardez cette Peau de chagrin... Puisque vous êtes un orientaliste... peut-être lirez-vous cette sentence...

Si tu me possèdes, tu posséderas tout.
Mais ta vie m'appartiendra. Dieu l'a
voulu ainsi. Désire, et tes désirs
seront accomplis. Mais règle
tes souhaits sur ta vie.
Elle est là. À chaque
vouloir je décroitrai
comme tes jours.
Me veux-tu ?


La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac

La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac, 437 pages, Folio, 1978

Mon avis : Autant vous dire que cela faisait une éternité que je n'avais pas lu un livre de Balzac. Quand j'étais au collège, lycée, j'en lisais pas mal. Et avec la fac, j'ai eu moins de temps pour lire, je me concentrais donc sur les thrillers que je préférais aux classiques, je dois bien l'avouer. De ce fait, cela fait un bon moment que La Peau de chagrin traîne dans ma PàL. Je suis bien contente de l'avoir enfin lu.

Depuis que je traîne sur la blogo et Youtube, je vois régulièrement que les livres de Balzac sont indigestes. Ce qu'on lui reproche le plus souvent sont les descriptions notamment. Je n'avais pas le souvenir d'un style un peu lourd comme ça de mes lectures passées (mais elles commencent à dater...), et donc j'étais souvent étonnée de lire ces avis. Et finalement, je dois admettre qu'en lisant La Peau de chagrin, j'ai vite compris ces avis. Oui effectivement, je dois me rendre à l'évidence, le style de Balzac est quand même assez lourd avec des phrases parfois très longues. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire au début. Je ne doute pas que ce soit en grande partie en lien avec cette lourdeur.

Et puis finalement je me suis réhabituée au style, j'ai réussi à entrer dans l'histoire que nous racontait l'auteur et ça ne m'a plus dérangée tant que ça. Une fois que j'ai réussi à m'attacher aux personnages, j'ai su faire abstraction de toutes ces descriptions et ces phrases qui n'en finissent plus. Après, s'attacher aux personnages est un grand mot, notamment concernant le personnage principal qui use et qui finit par se retrouver piégé dans ce "jeu" de la Peau de chagrin. Ce personnage est assez antipathique, du moins c'est le sentiment que j'ai eu. Dès lors qu'il découvre les conséquences de sa vie partagée avec celle qu'il aime, à savoir la Peau de chagrin qui se réduit de plus en plus et donc le temps qu'il lui reste à vivre qui s'amenuise en même temps, il devient totalement égoïste et méprisable. J'avais pitié pour cette pauvre jeune femme qui est prête à tout pour lui, là où il ne voit que sa propre situation.

Malgré cette antipathie ressentie envers le personnage principal, j'ai beaucoup aimé ma lecture. Voir sa façon d'évoluer, de se faire au monde qui l'entoure est très intéressant, et malheureusement très révélateur sur l'être humain de façon générale et son opportunisme, en décalage total avec la bonté dont peuvent faire preuve d'autres personnes.

J'ai malgré tout un bémol. J'avoue ne pas avoir compris l'épilogue. Si vous l'avez lu et l'avez compris je suis preneuse. Je pense qu'on se trouve là sur une morale imagée mais trop pour ma part pour le coup...

07 octobre 2019

L'étrange voyage de Théo Gossein, livre deux : Eolia

Théo Gossein, après avoir arpenté le chemin vers Hospitalia, découvre que l’aventure ne s’arrête pas là. Résultat : il se retrouve sur une machine volante dont le mécanisme lui échappe complètement. Au-dessus, l’infinité du ciel. En dessous, l’immensité d’une mer abyssale et parfaitement inconnue et, au milieu, l’incertitude d’un avenir douteux.

– Donc tu parles de toi à la troisième personne.

Et puis il y a l’autre...

Dans ce deuxième opus, Théo poursuit son carnet de voyage : son chemin sur EOLIA.

Et comme dit Wiki « Si tu avais, ne serait-ce que prêté la moindre attention à la pertinence irréfragable de mes propos éclairés, on n’en serait pas là, mais bien sûr, personne ne m’écoute, moi. Je ne suis que chimère, affabulations, extravagance, hallucination, onirisme... OK, c’est bon, je me calme. N’empêche... »


L'étrange voyage de Théo Gossein, livre deux : Eolia de Malric

L'étrange voyage de Théo Gossein, livre deux : Eolia de Malric, 103 pages, Éditions Underground, 2018

Mon avis : Dans Eolia, nous retrouvons Théo qui est toujours à la recherche de cette mystérieuse femme dont il avait fait la rencontre dans le premier tome, Hospitalia. L'auteur nous replonge très rapidement dans l'univers qu'il a construit en nous présentant de nouveaux décors et de nouveaux personnages. J'avoue avoir beaucoup moins accroché que sur le premier tome. J'ai largement préféré notamment les illustrations de l'auteur dans Hospitalia que sur Eolia. Le style est le même, mais je n'ai pas retrouvé ici ce qui m'avait plu dans Hospitalia. Par ailleurs, je ne me suis pas laissée embarquer plus que ça par l'histoire autour des personnages rencontrés dans ce deuxième tome. La part de mystère était beaucoup moins présente.

Pour autant, cela ne signifie pas que je n'ai pas aimé. Je pense que le point fort reste le personnage de Théo Gossein, toujours aussi décalé. Cette fois-ci, le récit se fait à la troisième personne avec, régulièrement, l'intervention de "Wiki", petite voix intérieure de Théo, pas si petite que ça. Les "échanges" loufoques, tournant souvent à la dispute entre les deux, donnent un très bon rythme et permettent de conserver cet aspect totalement décalé du personnage.

J'espère retrouver rapidement Théo dans une nouvelle aventure et savoir où son périple va le mener.

13 mars 2019

Tolbiac Juillet, tome 2 : En bord de mère

Attention risque de spoilers sur le premier tome... vous êtes prévenus !

La Fenêtre de Dieu a livré ses secrets.
Abasourdi, Tolbiac se réfugie dans une quête mystique autour du monde. Mais tôt ou tard il lui faudra rentrer, car la famille s'est agrandie et de nombreuses missions l'attendent.
Parallèlement, Marie-Constance de Morsan, sa mère biologique, poursuit sa fulgurante ascension.


Tolbiac Juillet, tome 2 : En bord de mère de Cédric Blondelot

Tolbiac Juillet, tome 2 : En bord de mère de Cédric Blondelot, 310 pages, The Book Edition, 2018

Mon avis : Le premier tome des aventures de Tolbiac, La fenêtre de Dieu, avait été un coup de cœur. J'avais hâte de découvrir le tome 2. Finalement mon avis est plutôt mitigé. Forcément, je ne savais pas à quoi m'attendre. Il est évident que l'auteur ne peut pas appliquer le principe du premier tome aux livres suivants, sinon ce serait juste du réchauffé. Donc je ne m'attendais, bien entendu, pas à une redite du premier livre et je ne l'espérais pas.

Dans ce tome, on retrouve Tolbiac qui est de retour chez lui. Son père va lui demander de partir retrouver sa demi-sœur aux États-Unis. En réponse à cette demande, Tolbiac se retrouve à faire un tour du monde à l'opposé absolu d'où est supposée se trouver sa demi-sœur. Pendant son voyage, il a, de temps en temps, des échos sur sa mère biologique qui monte de plus en plus haut sur la scène politique.

La plume de Cédric Blondelot est toujours aussi addictive. On retrouve toujours cette ambiance légère et burlesque à la fois. On s'attache tout autant au personnage de Tolbiac que dans le premier tome. Mais j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Je ne voyais pas du tout où l'auteur voulait nous amener avec ce tour du monde de Tolbiac. Finalement dans la deuxième partie, j'ai compris pourquoi il avait fait ça. Mais pour autant j'ai trouvé un peu dommage de passer pratiquement la moitié du roman sur un tour du monde qui, je trouve, ne fait pas avancer le schmilblick. J'ai été à deux doigts, de fermer le livre. Je ne doute pas que certains ont été passionnés par les pérégrinations de Tolbiac et par ce qu'il va découvrir et vivre tout au long de son voyage. Mais pour ma part, je n'ai pas du tout été réceptive.

Je me suis accrochée malgré tout en me disant "le premier tome a été un coup de cœur, c'est pas pour rien, il va bien finir par se passer quelque chose qui va m'intéresser". Et j'ai bien fait puisque, un peu avant la moitié du livre, on va enfin commencer à entrer dans le vif du sujet. Là les évènements vont commencer à s'enchaîner. Et j'ai vraiment, à ce moment-là seulement, commencé à retrouver l'ambiance que j'avais aimé dans le premier tome.

Pour autant cette deuxième partie n'est pas parfaite. J'étais contente qu'il se passe des choses, mais on avance peu sur le sujet de la famille de Tolbiac. Ceci dit, ça passe comme une lettre à la poste. J'ai dévoré cette deuxième partie. Mais quand on arrive à la fin, qu'il reste peu de pages et qu'on réalise qu'en fait Tolbiac a très peu avancé sur la situation... on est un peu frustré... Et finalement avec la dernière page, et du recul par rapport à cette lecture, je me rends compte qu'il s'agit d'un livre de transition. Je ne vous en dis pas plus, je ne vais pas vous révéler la fin.

Quoiqu'il en soit, malgré cette lecture mitigée, je n'ai aucun doute que j'irai sur le troisième tome qui risque d'être riche en évènements.

05 mars 2019

L'Encre et le Sang

Au fond d'un vieux garage hongkongais, elle est là. Elle l'attend.
La machine.
Il suffit de taper. Et tout s'écrira, dans la réalité.
Très vite, l'écrivain William Sagnier comprend qu'il tient là l'instrument de sa vengeance. La femme qui l'a trompé. L'homme qui lui a volé son livre. Tous ceux qui l'ont humilié, utilisé, détruit, seront punis à leur tour.
La vie, la mort, la toute-puissance au bout des doigts, là où se mélangent l'encre et le sang...


L'Encre et le Sang de Franck Thilliez et Laurent Scalese

L'Encre et le Sang de Franck Thilliez et Laurent Scalese, 119 pages, Pocket, 2013

Mon avis : L'Encre et le Sang est une nouvelle courte... mais efficace. Difficile de la résumer sans en dire trop. Nous suivons le personnage de William Sagnier, écrivain... qui s'est fait manipuler par une femme et voler son roman... L'homme qui l'a récupéré est devenu célèbre grâce à ce roman et profite chaque jour de sa notoriété acquise malhonnêtement.
Un jour William découvre une machine à écrire très particulière. Tout ce qu'il écrit par son intermédiaire, se réalise. Il va alors décider de se venger...

Franck Thilliez et Laurent Scalese signent ici une nouvelle bien machiavélique. Le personnage principal dérape totalement et va commencer à partir dans un délire de toute puissance. Le tout est de savoir s'il saura s'arrêter à temps.
Les auteurs nous présentent l'Homme dans ce qu'il a de plus noir. On découvre jusqu'à quelle extrémité un homme ayant la toute puissance, est capable d'aller pour assouvir un désir de vengeance. Le texte est sombre. Certaines scènes ne sont pas très ragoûtantes...
Mais ce qui étonne le plus, c'est le final auquel je ne m'attendais pas du tout. Nul doute que les auteurs se sont bien retournés le cerveau, et se sont bien amusés pour retourner le nôtre !

Je n'en dis pas plus sous peine de tout vous dévoiler. En tout cas j'ai bien apprécié cette courte lecture.

19 février 2019

Le chat noir et autres nouvelles

C'était un chat noir. De mauvais augure, peut-être ? Allez savoir... Il avait pris la suite d'un certain Pluton. Noir, lui aussi. Et que son maître avait pendu. Celui-là fut emmuré vivant par le maniaque. Ce qui ne l'empêcha pas, juste retour des choses, de lui jouer un tour pendable...

En dépit de son nom, Fortunato ne fut guère favorisé par le sort. Voilà un homme qu'on attire dans une cave sous prétexte de lui faire déguster un grand cru... Et qu'on laisse dans le caveau... Drôle d'idée de faire "du vin un linceul"...

Des histoires comme ça n'ont rien de très naturel ! Mais quand s'en mêle l'Ange du bizarre, on a soudain une momie qui parle et se relève de ses bandelettes ou un buveur perdu dans le théâre de ses rêves...

Des récits parfaitement diaboliques...

Le chat noir et autres nouvelles d'Edgar Allan Poe

Le chat noir et autres nouvelles d'Edgar Allan Poe, 91 pages,  Librio, 1999

Mon avis : Il est assez difficile d'aborder ce livre, étant donné qu'il s'agit de nouvelles. Je ne vais pas essayer de les résumer. J'ai peur d'en dire trop sans m'en rendre compte. Globalement j'ai aimé retrouver les écrits d'Edgar Allan Poe. Il y a très longtemps que je n'avais pas lu un des ses livres.

Sans surprise, on est sur du fantastique avec une ambiance relativement sombre. Chaque nouvelle monte crescendo en terme de noirceur.
Je n'ai pas du tout accroché à la nouvelle L'ange du bizarre. Je n'arrivais pas à décrypter ce qui était dit par un des personnages qui a un accent allemand. Le dialogue est retranscrit tel quel, histoire de bien faire comprendre que l'accent est très prononcé... c'est illisible. J'étais tellement occupée à déchiffrer que je n'arrivais pas à me concentrer sur l'histoire autour, qui du reste partait dans tous les sens...
Niveau noirceur, j'avais un peu oublié jusqu'où l'auteur pouvait aller, et une scène m'a comme qui dirait donné envie de vomir sur Le chat noir... ou alors je deviens vraiment trop chochotte... mais quoiqu'il en soit cette nouvelle fait partie de mes préférées.
Je regrette un peu que l'issue pour la plupart des nouvelles soit finalement assez prévisible. Dans l'ensemble, la surprise n'était pas très au rendez-vous.

Donc dans l'ensemble bonne lecture mais je préfère les romans de l'auteur plutôt que les nouvelles... Mais de base je ne suis pas fan des nouvelles en général donc il y a comme qui dirait un biais...

07 février 2018

Possession

Fabian a été tué dans un accident de voiture. De l'au-delà, le jeune homme tourmenté vient hanter sa mère, sollicitant son aide. Au cours d'une pénible enquête, elle va découvrir la véritable nature de son fils, les secrets de sa naissance et les éléments du drame qui l'empêchent de trouver le repos éternel.



Possession de Peter James, 337 pages, France Loisirs, 1990

Mon avis : Possession de Peter James est un roman fantastique dans lequel nous allons suivre Alex Hightower qui apprend brutalement la mort de son fils Fabian dans un accident de voiture alors qu'il était en France. Au moment de l'annonce de son décès, elle est persuadée qu'une erreur a été faite : elle a vu son fils le matin même chez elle, à Londres. Finalement elle est bien obligée de croire à son décès avec tous les arguments qu'on lui apportent. Toutefois, elle reste persuadée que Fabian la hante suite à divers évènements étranges.

Dans ce livre, Peter James aborde le sujet de la vie après la mort, du spiritisme, les actions inachevées, etc... La plume de l'auteur se lit aisément. Néanmoins j'ai trouvé que certains sentiments n'étaient pas suffisamment fouillés en profondeur. Je pense notamment à la réaction d'Alex quand elle commence à comprendre qui était réellement son fils. J'ai trouvé qu'on restait plutôt en surface par rapport à tout cela, l'impression qu'on cherche à savoir mais sans exploiter complètement les sentiments qui découlent de cette recherche.

Concernant Fabian, dès la fin du premier chapitre, on sait qu'il est loin d'être un enfant de cœur et qu'il est même violent avec les femmes. On ne peut donc que se demander pourquoi il cherche à rester sur terre et hanter sa mère.
Bien que les sentiments d'Alex ne soient pas suffisamment fouillés à mon goût, on accroche rapidement à son personnage que l'on suit dans chaque chapitre.
J'ai eu beaucoup de mal à cerner certains personnages, qui essaient de conseiller Alex dans ce qu'elle devrait faire, que ce soit du côté de l'église ou de ses amis. Même son mari finalement est peu présent, bien qu'il ait son importance dans l'histoire. Finalement comme on suit toujours Alex, j'ai eu l'impression de croiser les autres personnages, mais sans vraiment apprendre à les connaître, ce qui est un peu dommage, mais n'a pas gêné ma lecture pour autant.

Malheureusement j'ai trouvé que tout était très prévisible. J'avais déjà deviné une grosse partie de l'intrigue au tiers du livre. Ceci dit, avec du recul, je ne pense pas que l'important pour l'auteur était l'intrigue mais plutôt le côté suspense, angoisse, lié aux séances de spiritisme et à la "présence" de Fabian. A l'époque où ce livre a été écrit, il était sans doute angoissant, mais j'avoue que pour ma part, étant une habituée du fantastique et des sueurs froides, il n'a pas réussi à m'atteindre. Sans doute qu'il a mal vieilli.
Reste le final que, j'avoue, je n'ai absolument pas compris. J'ai trouvé que ça arrivait comme un cheveu sur la soupe. J'ai plutôt eu le sentiment d'une fin bâclée, sans réponse apportée.

Possession n'est donc pas un livre qui restera gravé dans ma mémoire. Mais ça ne m'empêchera pas de découvrir les deux autres livres de l'auteur qui m'attendent dans ma PàL.

11 septembre 2017

Quelques pas de plus

Sora vient d'apprendre qu'elle doit passer le reste de sa vie à béquilles. Lycéenne à mi-temps, handicapée à plein temps : voilà à quoi se résume désormais son quotidien. Elle pourrait s'y faire si Kay, sa grande soeur, n'était pas rongée par un mal mystérieux. Alors Sora décide de prendre les choses en main et d'enfiler la cape de ces super-héros qu'elle aime tant.
L'objectif : sauver sa sœur.
Son meilleur atout : l'héritage navajo que lui a transmis sa mère, un ancien pouvoir de guérison qui pourrait les aider, Kay et elle.
Le problème, c'est qu'elles ne sont pas les seules à le chercher... et leur rival est prêt à les suivre jusqu'au bout du monde pour parvenir à ses fins !




Quelques pas de plus d'Agnès Marot, 343 pages, Scrineo, 2017

Mon avis : Dans Quelques pas de plus, on suit deux sœurs, Sora et Kay, particulièrement unies. Leur mère est morte, quant à leur père, un homme violent, il est aux abonnés absents. Sora vit une période difficile au lycée : si certaines personnes la soutiennent, d'autres sont franchement cruels avec elle, en particulier Marc qui ne lui laisse pas beaucoup de répit, se moquant de son handicap. En effet suite à une mauvaise chute (de mémoire), elle est devenue dépendante de ses béquilles, la moindre mobilisation de la cheville lui provoquant de violentes douleurs. Progressivement Sora va se rendre compte que Marc, puis sa grande sœur, ont une attitude étrange. Et elle craint que sa sœur devienne une autre personne. C'est ainsi qu'elles vont partir en voyage, pour remonter à leurs origines navajos qui leur viennent de leur mère.

J'ai vraiment apprécié la plume d'Agnès Marot. Je l'ai trouvée très fluide, très agréable. Elle transmet très bien les sentiments des personnages. Et je dois dire que du point de vue de Sora et son vécu du handicap, j'ai trouvé ça très intéressant. Même si j'ai une assez bonne idée de la pathologie concernée compte-tenu de la dédicace et de ce qui est décrit, je trouve un peu dommage que le diagnostic ne soit pas mentionné, en tout cas je n'ai pas souvenir de l'avoir lu... mais bon, on va dire que c'est de la déformation professionnelle...

Le point négatif, pour ma part en tout cas, ce sont les personnages. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire parce que beaucoup de mal à m'identifier aux personnages. Je pense que le problème vient du fait que Sora est lycéenne. À presque 33 ans j'avoue ne plus me sentir concernée par tout ce qui a  un rapport avec le lycée de près ou de loin, et du coup en terme d'âge, je ne me sentais pas du tout proche de notre personnage principal. Alors vous me direz que je lis pourtant des livres jeunesses... oui mais je pense que c'est vraiment cette période lycée à laquelle je n'arrive pas à accrocher de façon générale.
Du reste j'ai trouvé que l'on croisait beaucoup de personnages, mais qu'ils ne sont pas développés. Seule Sora est vraiment creusée, ensuite Kay l'est un peu mais pas autant que je l'aurais souhaité. Et pour les autres, on reste très en surface. Je pense notamment au personnage de Marc. Sans trop rentrer dans les détails, j'aurais vraiment aimé avoir un aperçu de ce qui peut se passer dans sa tête face à ce qu'il vit.

En dehors de ce point, c'est un récit que j'ai apprécié. J'ai beaucoup aimé les différentes références de Sora. Pour le coup c'est peut-être le point qui m'aura permis de me sentir un peu proche d'elle. En lisant ce livre j'y ai retrouvé une atmosphère que j'aimais il y a quelques années, notamment la série Charmed, donc ça fait remonter de bons souvenirs. Même si l'issue de ce livre est prévisible, j'ai aimé la façon dont l'auteure aborde les différents évènements et ce qui advient de certains personnages (ce qui pour le coup n'est pas prévisible, en tout cas je ne l'avais pas vu venir pour ma part).

C'est donc un livre dont j'ai globalement apprécié la lecture, mais qui aurait mérité plus d'approfondissements notamment vis à vis des personnages.

08 septembre 2017

Chaos, tome 1 : Ceux qui n'oublient pas

Paris, gare de Lyon. Une jeune femme brise une éprouvette et libère un virus inconnu qui se nourrit de la mémoire et frappe sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social.
Peu à peu, les infectés perdent toute capacité à penser et à agir. Malgré les mesures gouvernementales, l'épidémie se répand dans le pays, et même au-delà. Bientôt, le monde se peuple de « zombies », coquilles vides, errantes, répétant le même geste à l’infini.
Au milieu des décombres survivent quelques miraculés, des immunisés. Parmi eux, Chloé, Phil', Claudy et Arthur. Ils n’ont rien en commun et ne se connaissent pas. Pourtant, une voix mystérieuse leur souffle de se rencontrer.
Dans cette France en proie au chaos, ils doivent découvrir qui a déclenché la pandémie et, surtout, mettre fin à son œuvre de destruction.




Chaos, tome 1 : Ceux qui n'oublient pas de Clément Bouhélier, 453 pages, Éditions Critic, 2016

Mon avis : En pleine gare, une jeune femme va détruire une éprouvette sans que qui que ce soit, en dehors d'un adolescent qui ne comprendra ce geste que trop tard, ne s'en rende compte. Initialement quelques personnes commencent à se plaindre de maux de têtes intenses, puis de troubles de la mémoire, pour finir par ne plus pouvoir interagir avec les autres, manger, se mouvoir... A priori pour les médecins il ne s'agit pas d'un virus. Ils sont tout simplement incapables d'expliquer ce phénomène et de l'enrayer. Quatre personnes que tout oppose semblent immunisées contre ce phénomène et vont assister, impuissantes, à des scènes de violences et de désolation jusqu'à se retrouver pratiquement seules...

Je vous le dis d'emblée, j'ai adoré ce livre ! La plume de l'auteur est très agréable à lire. Il nous plonge parfaitement dans une ambiance angoissante, qui monte crescendo au fil des pages et nous empêche de refermer ce livre. Il ne faut pas s'attendre à de l'action ici. L'auteur plante vraiment le décor mais sans que ce soit ennuyant, bien au contraire. Il décrit parfaitement chaque étape de la propagation de cette maladie de l'oubli depuis la phase de contagion jusqu'au moment du signalement où les médecins réalisent qu'ils sont face à une épidémie.

On croise beaucoup de personnages dans ce livre et c'est peut-être le point négatif que je lui reproche : il y en a trop, et j'ai parfois eu du mal à m'y retrouver. J'ai donc eu besoin de pas mal de concentration sur ce point en particulier.
Concernant les personnages immunisés par cette "maladie", c'est un grand mystère, puisqu'ils sont totalement différents les uns des autres. Arthur est un jeune homme qui a plutôt bien réussi dans la vie. Chloé est une jeune femme qui s'est retrouvée à tourner des films pour adultes. Phil' est un adolescent comme un autre terrorisé par ce qui se passe autour de lui. Et enfin Claudy est un ancien banquier, veuf, à la retraite...

Quel est donc le point commun qui les relie, pourquoi eux ? C'est l'une des grandes questions qui se pose. L'autre étant : quel est l'origine de cette maladie ? Pour ma part le mystère est complet. Il y a clairement une note de fantastique derrière tout ça. Mais pour ma part, je n'ai pas vraiment compris les passages en rapport avec cet aspect fantastique des choses. J'ai donc hâte de lire le second tome afin d'obtenir les réponses à mes questions.

06 septembre 2017

Tragic Circus

« Mesdames et Messieurs ! Jouvenceaux et jouvencelles ! Petits et grands ! Approchez, approchez ! Venez assister à un spectacle unique en son genre. Notre cirque vous ouvre ses portes et dévoile ses mystères. »
À chaque prestation, les monstres de foire enchantent les spectateurs : l’enfant funambule, le dompteur de fauves et la charmeuse de serpents, clowns et jongleurs, sans oublier l’effroyable homme sans visage...
Mais que se passe-t-il au cirque Andréani une fois le rideau retombé ? Quels sombres tourments agitent les âmes et enflamment les cœurs ? À moins qu’il n’y ait à l’œuvre une magie pernicieuse... Cela, Cătălina, la nouvelle diseuse de bonne aventure, va tenter de le découvrir, mais même les Tarots ne sauraient la prémunir contre l’indéfectible fatalité...




Tragic Circus de Cécile Guillot et Mathieu Guibé, 213 pages, Éditions du Chat Noir, 2017

Mon avis : Tragic circus est un court roman dans lequel Cătălina, diseuse de bonne aventure, va intégrer le cirque Andréani. Rapidement elle se rend compte que le directeur du cirque est bien plus intéressé par le côté financier et spectacle des talents de Cătălina que par ses réelles capacités. Par ailleurs elle va également découvrir qu'il n'est pas tout blanc, et que la bonne humeur du cirque n'est qu'une apparence. En parallèle, on suit deux personnages, un couple, très attachés à la musique et qui tentent de se faire un nom.

Je ne suis pas vraiment conquise par cette lecture. La plume (ou plutôt les plumes combinées de Cécile Guillot et Mathieu Guibé) est vraiment très agréable. Le livre se lit très facilement. On rentre très rapidement dans cette ambiance de conte qui nous est promise en quatrième de couverture... mais un conte assez sombre.

Du point de vue des personnages, je n'ai pas réussi à m'attacher à eux. Ils avaient tous quelque chose soit qui m'empêchait de les apprécier, soit qui m'empêchait de m'identifier à eux ou au moins m'en sentir proche. C'est le cas notamment de Cătălina qui est quelqu'un de doux et d'altruiste, mais il manquait un petit quelque chose.

Au niveau de l'intrigue j'étais assez perdue. On se doute qu'au bout d'un moment les deux histoires qu'on suit en parallèle vont finir par se rejoindre. Mais je ne voyais absolument pas où voulaient en venir les auteurs. Finalement j'ai été très surprise par la fin, agréablement surprise je précise, je ne m'y attendais pas du tout. Mais en attendant ce final, je ne dirais pas que je me suis ennuyée, ce serait trop mais je n'ai pas réussi à rentrer réellement dans ma lecture, j'avais plutôt l'impression d'assister aux évènements vus du dessus. Au final c'est une lecture agréable sans plus, un conte sombre dont j'ai aimé le final. Mais il manque ce petit quelque chose qui en ferait une très bonne lecture.

20 juin 2017

La Boutique Vif-Argent, tome 3 : La carte des passages

Pourquoi Semueld Askell rôde-t-il nuit et jour dans le village d'Applecross, accompagné d'un vol sinistre de corbeaux ? Tout cela ne présage rien de bon. Il semble qu'il ait réveillé la colère des Autres, ces créatures magiques qui vivent dans la Terre Creuse...
Mais c'est à Finley surtout qu'il s'intéresse et à ce qui lui tient le plus à cœur: Aiby Lily !
Pour son amie, Finley est capable des exploits les plus fous !


La Boutique Vif-Argent, tome 3 : La carte des passages de Pierdomenico Baccalario

La Boutique Vif-Argent, tome 3 : La carte des passages de Pierdomenico Baccalario, 246 pages, Gallimard Jeunesse, 2016

Mon avis : Dans ce troisième tome des aventures de Finley et Aiby, nos deux héros et leurs compagnons vont partir à la recherche de l'homme qui tente de s'approprier la Boutique Vif-Argent par tous les moyens. Ils ont déjà une très bonne idée du coupable mais il faut encore le prouver. Ils vont donc tenter de percer plusieurs mystères tout en prenant le risque de mettre leur vie en danger.

Comme pour les livres précédents, passage obligé par l'objet-livre en tant que tel qui est vraiment très beau. L'aspect vieux livre est très réussi. Comme toujours, on retrouve beaucoup d'illustrations très détaillées tout au long du livre. C'est un vrai plaisir de le parcourir. Il se lit très facilement et très rapidement.

Contrairement au tome 2 qui ne m'avait pas emballée, j'ai trouvé ce troisième volet beaucoup plus intéressant. Même si on n'en apprend pas beaucoup plus sur la boutique. Les évènements sont plus captivants, on sent qu'il y a un réel enjeu derrière. Par ailleurs l'auteur fait durer le suspense en laissant supposer certains éléments sur lesquels on ne reviendra qu'à la fin. Finley a une place beaucoup plus importante et va être force de décision. J'ai eu un peu de mal avec le personnage d'Aiby sur ce tome, où elle semble beaucoup plus distante par moment sans réelle explication. Quant au final je l'ai trouvé beaucoup plus détaillé que dans le deuxième tome où j'avais l'impression d'une fin un peu bâclée.

Pour conclure, c'est une très bonne saga qui se lit très bien tout en restant vraiment axé jeunesse bien entendu.

04 mai 2017

Les Enfants de Peakwood

Quels sont ces étranges maux qui affligent les habitants de Peakwood, petite ville du Montana, USA ? D'où viennent les blessures qui apparaissent sur le corps de certains de ses habitants ? Pourquoi d’autres commencent-ils à agir étrangement ?
Seuls Chayton, le médecin de la ville, et son père, vieux chaman au savoir ancestral, savent reconnaître les signes. Le bouleversement qui approche. Quelque chose en lien avec un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu, dix ans plus tôt. Un secret dont ils ont juré de ne jamais reparler...
Félicitations, la mort vous offre une seconde chance...




Les Enfants de Peakwood de Rod Marty, 383 pages, Scrineo, 2017

Mon avis : Tout commence avec un accident entre un bus scolaire et un autre véhicule sur la route. Dévasté face à la mort de sa fille, Chayton, médecin, va faire appel à son père qui est chaman pour sauver les victimes de l'accident. Dix ans plus tard, des évènements étranges commencent à se produire. Certaines personnes agissent de façon inhabituelle, d'autres vont voir apparaître des blessures sans la moindre raison.

De façon générale, la plume de l'auteur est agréable à lire. Néanmoins j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs dans ce livre. J'ai eu énormément de mal à m'immerger dans l'histoire.

J'ai eu du mal à m'y retrouver avec les personnages. Il y en a beaucoup trop. On s'y perd très rapidement. Par ailleurs je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Je les ai tous trouver trop classiques voire trop cliché. L'évolution de chacun d'entre eux m'a parue très prévisible.

Concernant l'énigme... certes je n'ai pas deviné qui exactement était à l'origine du problème. Pour autant je n'ai pas été surprise plus que ça quand on l'a appris. Le problème global était évident, c'était cousu de fil de blanc. Là encore on est dans le cliché absolu. On voit venir les évènements à 15km. Du début à la fin je n'ai pas été surprise une seule fois.

Ce n'est donc pas une lecture mémorable pour moi. J'ai été très tentée de fermer le livre avant d'arriver à la fin. Mais j'ai voulu faire l'effort d'aller jusqu'au bout sachant que je le lisais en lecture commune avec le PataClub. Du reste je savais qu'il avait beaucoup d'avis positifs donc j'attendais le moment où je verrais les choses sous un autre angle. Malheureusement ce moment n'est jamais arrivé...

19 avril 2017

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 3 : La Bibliothèque des âmes

Attention, spoilers sur les 2 premiers tomes !

Dans le Londres d'aujourd'hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d'Addison, l'illustre chien particulier doué de parole.

Bientôt, au bord de la Tamise, ils font la connaissance de Sharon, un géant bourru qui, moyennant une pièce d'or, propose de leur faire traverser le fleuve. Ils rejoignent ainsi l'Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité. Jacob et Emma ne se sont pas trompés : l'ennemi a bien établi son QG dans l'Arpent, derrière les murs d'une forteresse imprenable...




Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 3 : La Bibliothèque des âmes de Ransom Riggs, 582 pages, Bayard Éditions, 2016

Mon avis : Dans ce dernier tome nous retrouvons Emma, Jacob et Addison tentant d'échapper aux Estres tout en essayant de retrouver leurs compagnons qui ont été faits prisonniers. Pour cela ils vont faire la rencontre de Sharon qui va les emmener jusqu'à l'Arpent du Diable, une boucle emplie de misère et où ils vont découvrir une drogue très particulière appelée l'ambro. Ils vont également faire la connaissance de Bentham, un particulier qui souhaite mettre fin aux agissements de Caul, le frère de Miss Peregrine.

Je suis assez mitigée face à ce troisième tome. Dans l'ensemble j'ai vraiment aimé cette saga. Sur ce dernier livre, j'ai aimé replonger dans l'univers des particuliers auquel j'ai vraiment accroché, à commencer par l'Arpent du Diable, mais j'ai aussi trouvé beaucoup de points négatifs. Pour commencer une très grande partie de l'histoire va rester centrée sur Jacob, Emma et Addison. On n'entend absolument plus parler des autres particuliers qui ont été faits prisonniers par les Estres, ce qui est vraiment dommage. Ils perdent complètement leur place dans la saga.
Par ailleurs j'ai trouvé le personnage de Caul très puéril, il m'agaçait plus qu'autre chose. En général on n'est pas très fan des méchants, mais ils ont malgré tout une certaine prestance... ici j'avais plutôt l'impression d'un enfant qui faisait une crise... niveau crédibilité ça en prend quand même un sacré coup.
Pour d'autres personnages, sans spoiler, je me contenterai de dire que trop de rebondissements tue le rebondissement...

Du reste, une part importante est donnée à Bentham, sa maison, son histoire, l'histoire des particuliers et de Caul. C'est intéressant et même indispensable à la compréhension, toutefois l'auteur s'y attarde trop longtemps à mon sens. De ce fait, ça manque d'action voire piétine pendant une grosse partie du livre.

Quant au final, outre le comportement de Caul, j'ai apprécié la lecture de l'affrontement final, encore que j'aurais préféré que les autres particuliers y soient plus impliqués. Mais la suite des évènements concernant Jacob m'a semblé en décalage total par rapport au reste de la saga et m'a plutôt donné l'impression d'une échappatoire pour l'auteur vis-à-vis du personnage de Jacob.

10 avril 2017

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow City

Attention : spoilers sur la fin du tome 1 avec le résumé de l'éditeur.

Les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l'attaque des Estres, des âmes damnées. Ils n'ont plus qu'un espoir : trouver une Ombrune susceptible de redonner à la directrice de l'orphelinat sa forme humaine.

Après avoir essuyé une tempête entre Cairnholm et le continent, le petit groupe d'enfants échoue sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Aussitôt pris en chasse par des Estres déguisés en soldats, ils se réfugient
in extremis dans une boucle temporelle. Là, vit une curieuse ménagerie d'animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, leur apprend que Miss Wren, la dernière Ombrune en liberté, est partie libérer ses soeurs à Londres. Il devient urgent pour les enfants particuliers de rejoindre la capitale...



Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow City de Ransom Riggs, 502 pages, Bayard Éditions, 2014

Mon avis : Je ne vais pas trop m'étendre sur ce livre pour éviter les spoilers. Toutefois je dois dire que j'appréhendais un peu la lecture. J'ai vu pas mal d'avis faisant comprendre que si le premier tome est très prenant, les deux suivants sont assez décevants.

Et bien je n'ai pas du tout été déçue par cette lecture, bien au contraire. On découvre d'autres particuliers. Certains personnages du premier livre vont avoir une place plus importante. Ils vont tous s'aider mutuellement avec les dons qui sont les leurs. Ils font tous preuve d'une persévérance et d'une loyauté sans faille.
En revanche j'ai trouvé qu'il y avait quelques petites incohérences. Ou parfois des énigmes résolues qui me semblaient un peu tirées par les cheveux, mais en même temps il ne faut pas oublier que c'est un livre jeunesse.
Le style de l'auteur est toujours aussi agréable à lire. Les décors quant à eux ne laissent pas de marbre, plus sombres, avec de belles descriptions, pas trop lourdes.
Le final m'a laissée comme deux ronds de flan. On se rend compte qu'on s'est laissé berner tout du long, mais en même temps ça explique certains détails qui pouvaient poser question...

Je viens de commencer le troisième et dernier tome, je reviendrai rapidement vers vous pour clôturer cette saga.

06 mars 2017

La Boutique Vif-Argent, tome 2 : La boussole des rêves

Depuis que la famille Lily s'est installée à Applecross, des événements plus qu'étranges se multiplient dans le village : les moutons disparaissent, les filets des pêcheurs sont déchirés...
Selon la rumeur, un inquiétant personnage rôderait aux alentours : Jack l'Homme des Bois, à la recherche d'un objet magique bien particulier... Finley McPhee devra faire preuve d'audace pour jouer son rôle de défenseur de la Boutique Vif-Argent. Accompagné de son amie Aiby Lily, de son balourd de frère Doug, et de son fidèle chien Chiffon, il s'élance à la rencontre de ses ennemis... et de ses rêves.




La Boutique Vif-Argent, tome 2 : La boussole des rêves de Pierdomenico Baccalario, 237 pages, Gallimard Jeunesse, 2015

Mon avis : Je n'ai pas grand chose à dire sur ce deuxième tome. On y retrouve Finley qui se retrouve très rapidement emporté dans une aventure folle avec le père d'Aiby. De là, tout un tas d'évènements vont s'enchaîner, a priori sans lien les uns avec les autres, mais... la fin nous réserve quelques surprises. Les habitants d'Applecross vont s'allier pour mettre la main sur la personne responsable de la disparition de moutons. Aiby de son côté a une petite idée sur l'origine du problème et embarque Finley avec elle dans une nouvelle aventure pour résoudre cette énigme.

Comme pour le premier tome, j'ai beaucoup apprécié les diverses illustrations dans le livre, qui le rendent très attractif. Là encore, la plume de l'auteur est très abordable. Toutefois, même si l'histoire est intéressante, je n'ai pas été aussi transportée que sur le premier livre, la boutique reste finalement assez mystérieuse. Je n'ai pas eu le sentiment d'en apprendre plus sur le monde des Lily sur ce livre. Et j'ai trouvé le final un peu trop rapide et trop simple. Ceci dit n'oublions pas qu'il s'agit d'un livre jeunesse. Ceci peut expliquer un peu cela.

J'ai donc passé un bon moment en lisant ce livre, mais pas mémorable.

06 janvier 2017

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1

Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ».
Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ? Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela paraîsse…




Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs, 432 pages, Bayard Éditions, 2012

Mon avis : Jacob a 16 ans lorsqu'il retrouve son grand-père gravement blessé. Il aperçoit alors une créature étrange qui semble manifestement responsable de l'état de son grand-père. Jacob, qui avait arrêté de croire aux histoires farfelues qu'il lui racontait, commence à se rendre compte, qu'après tout, ce n'est peut-être pas si ridicule qu'il y paraît. Accompagné de son père, il va alors partir sur une île sur laquelle son grand-père semble avoir vécu pendant la guerre, dans un orphelinat, pour découvrir qui il était réellement.

Miss Peregrine et les enfants particuliers se dévore très rapidement et très facilement. L'écriture est très abordable sans être "trop simple" pour autant. Ransom Riggs a su créer un monde fantastique tout en brodant autour de photos sans lien les unes avec les autres. Le résultat est bluffant. L'introduction des photographies dans le livre rendrait presque les choses réelles et donne encore plus envie de s'y plonger.

On s'attache très rapidement aux différents personnages. Jacob est un jeune garçon volontaire et courageux. J'ai trouvé malgré tout qu'il acceptait un peu trop rapidement les différentes révélations qui lui sont faites au fil des pages. Ceci dit l'idée n'est pas que le livre traîne en longueur non plus.
Quant aux particuliers, on ne peut que comprendre leur envie de découvrir de nouvelles choses. Si leur vie semble tranquille dans leur petit monde, malgré certaines craintes, elle est triste par certains côtés et on a pitié, pour eux, d'une certaine répétition des évènements.
J'ai trouvé le personnage de Miss Peregrine difficile à cerner. J'avais du mal à savoir si elle était si protectrice qu'elle souhaitait le faire croire envers les particuliers puis dans un second temps, même si je me suis fait mon opinion, il faut reconnaître qu'elle reste entourée d'une aura de mystère.

J'avais rapidement deviné le pot aux roses concernant l'un des personnages. Son insistance et sa façon de faire étaient assez suspectes. Je n'ai donc pas vraiment eu de surprise de ce côté-ci. En revanche le final est entraînant et nous fait rentrer une bonne fois pour toute dans le vif du sujet, tout en nous laissant sur notre faim en attendant de découvrir le deuxième tome que, pour ma part, je ne tarderai sûrement pas à ouvrir.

22 novembre 2016

La Boutique Vif-Argent, tome 1 : Une valise d'étoiles

Finley, qui vit dans le paisible village écossais d'Applecross, a toujours préféré aller à la pêche plutôt qu'à l'école. Mais ce n'est pas du goût de ses parents. Puni, le voilà obligé de remplacer le facteur dans sa tournée d'été. Un jour, il doit remettre à une certaine famille Lily une lettre envoyée par le mystérieux «Club des Voyageurs Imaginaires». Comme par enchantement apparaît alors une étrange boutique rouge, et surgit la fille la plus étonnante que Finley ait jamais rencontrée: Aiby Lily.
Bientôt, ils se trouvent confrontés à des événements inexplicables, des énigmes insolubles et de redoutables ennemis...
Ainsi commencent les aventures extraordinaires de l'intrépide Finley McPhee et de l'irrésistible Aiby Lily.




La Boutique Vif-Argent, tome 1 : Une valise d'étoiles de P.D. Baccalario, 236 pages, Gallimard Jeunesse, 2015

Mon avis : Pour commencer je resitue un peu le contexte dans lequel j'ai été amenée à lire ce livre. J'avais acheté les deux premiers tomes de cette série il y a un an pour ma nièce, avec également la série Malenfer. La connaissant j'ai voulu les lire avant elle pour voir si elle comprenait ce qu'elle lisait ou si elle se contentait de lire pour dire qu'elle lisait... Grand bien m'a pris. J'avais acheté les livres à la Fnac, et ils n'étaient pas forcément très bien rangés, si bien qu'au lieu de s'adresser à des enfants de 8 ans, ce serait plutôt un public de 10 ans... Donc ce n'est pas grave, on attend un peu et on retestera. Donc maintenant je me lance sur la lecture de La Boutique Vif-Argent.

Dans ce premier tome, nous allons faire la connaissance de Finley qui n'est pas le plus grand adepte de l'école, préférant partir pêcher, en compagnie de son chien, Chiffon. Malheureusement ses absences répétées vont mener à un redoublement. En guise de punition, il va se retrouver à travailler au bureau de poste local et même à distribuer lui-même le courrier avec son vélo. C'est ainsi qu'il va faire la connaissance d'Aiby qui vient de s'installer avec son père dans une étrange boutique assez reculée par rapport à la ville. Rapidement, il se rend compte que chacune de ses rencontres avec Aiby est entourée d'un nuage de mystères.

Ce livre se lit très facilement (pour un adulte, je n'ai pas encore le retour pour une enfant de bientôt 9 ans). Je m'arrête juste un instant sur le livre en tant qu'objet. Je trouve la couverture très jolie, c'est d'ailleurs elle qui m'a attirée vers le livre dès le départ, mais le livre sous la couverture est encore plus joli : hormis le toucher, on a vraiment cet aspect d'ancien livre, très agréable. À l'intérieur, on retrouve également des illustrations très belles à la fin de certains chapitres, qui reprennent les objets magiques retrouvés au fil des pages.

Les personnages sont tous attachants, notamment le frère de Finley, que l'on voit très peu mais que l'on sent très protecteur avec son frère.
Le personnage d'Aiby est également sympathique. L'histoire de sa famille en particulier est plutôt bien présentée, néanmoins il y a encore sûrement beaucoup de choses à apprendre sur les Lily. En revanche j'ai trouvé que son père était vraiment laissé de côté. Il aurait été intéressant de le voir un peu plus. Mais ce sera peut-être le cas dans les tomes suivants.

L'action se situe surtout à la fin du livre qui sert plutôt d'introduction à la série. Le tout nous emporte assez facilement, et on se laisse vite prendre dans la toile. Toutefois, si cette lecture était très agréable, elle n'était pas extraordinaire. Il faut bien entendu garder en tête que c'est un livre jeunesse, donc aucun doute que ça puisse être le cas pour un enfant. À voir comment se dérouleront les tomes suivants. Ce qui m'intéresserait, ce serait bien évidemment de voir Finley grandir au fil des livres et la profondeur de l'aventure avec lui.