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28 mai 2019

Le Château des Étoiles, 4e année

Attention, spoilers sur les tomes précédents !

Séraphin, Sophie, Hanz, Gudden et Loïc se posent sur le sol de Mars. Une fois qu’ils ont vérifié que l’air était respirable Séraphin et Sophie partent explorer la planète contre l’avis de Gudden. Séraphin et Sophie après quelques péripéties découvrent dans une grotte le carnet d’un scientifique, pensant qu’il s’agit de celui du père de Séraphin. Gudden part à leur recherche et demande à Hanz et Loïc de surveiller l’Éthernef. Il les retrouve, s’ensuit une altercation, durant laquelle Séraphin s’évanouit. Sur le chemin du retour vers l’Éthernef, le trio est pris d’hallucinations. Il y a sur cette planète, une force qui manipule leurs esprits. Séraphin se réveille enfin, il est seul. Où est l’Éthernef, que sont devenus ses amis ?



Le Château des Étoiles, 4e année d'Alex Alice, Éditions Rue de Sèvres, 2018

Mon avis : Pour cette chronique, je vais regrouper les trois derniers tomes de la saga de bande-dessinée Le Château des Étoiles d'Alex Alice, soit :
  • le tome 10 : Les Prisonniers de Mars ;
  • le tome 11 : La Princesse Évanouie ;
  • et le tome 12 : Les Fils de l'Étoile bleue.
J'avais découvert cette bande dessinée qu'une amie m'avait offerte fin 2017 (Flo', si tu passes par là, merci pour cette belle découverte !). On y suit le personnage de Séraphin, au 19ème siècle, qui part avec son père en vue d'une expédition très particulière sur les traces de sa mère disparue. Marie Dulac, mère de Séraphin, était une scientifique partie en montgolfière à la recherche de l'éther, source puissante d'énergie. J'avais très rapidement été séduite par l'univers de l'auteur qui n'est pas sans rappeler celui de Jules Verne (et là forcément, qui dit Jules Verne, dit que ça ne peut que me plaire !). Ici, après toute une série d'aventures, Séraphin se retrouve sur Mars avec ses amis.

J'aime toujours autant le dessin, que ce soit le graphisme en tant que tel et les couleurs qui sont juste magnifiques. Le format journal est très original est colle totalement à l'univers mis en place par l'auteur. Il existe des versions intégrales pour chaque année, mais pour ma part je reste définitivement sur la version journal.

On retrouve des personnages qui ont décidément bien grandi et mûri depuis le début de l'aventure, mais qui n'en restent pas moins attachants. Leurs aventures sont toujours aussi passionnantes. Le fait que cela se passe dans l'espace sur ces tomes ajoute un sérieux plus à l'intérêt qu'on peut y trouver. Les décors des univers explorés sont tous plus beaux les uns que les autres.

Je n'en dirai pas plus : j'ai très peur de spoiler. Mais simplement, foncez !

13 mars 2019

Tolbiac Juillet, tome 2 : En bord de mère

Attention risque de spoilers sur le premier tome... vous êtes prévenus !

La Fenêtre de Dieu a livré ses secrets.
Abasourdi, Tolbiac se réfugie dans une quête mystique autour du monde. Mais tôt ou tard il lui faudra rentrer, car la famille s'est agrandie et de nombreuses missions l'attendent.
Parallèlement, Marie-Constance de Morsan, sa mère biologique, poursuit sa fulgurante ascension.


Tolbiac Juillet, tome 2 : En bord de mère de Cédric Blondelot

Tolbiac Juillet, tome 2 : En bord de mère de Cédric Blondelot, 310 pages, The Book Edition, 2018

Mon avis : Le premier tome des aventures de Tolbiac, La fenêtre de Dieu, avait été un coup de cœur. J'avais hâte de découvrir le tome 2. Finalement mon avis est plutôt mitigé. Forcément, je ne savais pas à quoi m'attendre. Il est évident que l'auteur ne peut pas appliquer le principe du premier tome aux livres suivants, sinon ce serait juste du réchauffé. Donc je ne m'attendais, bien entendu, pas à une redite du premier livre et je ne l'espérais pas.

Dans ce tome, on retrouve Tolbiac qui est de retour chez lui. Son père va lui demander de partir retrouver sa demi-sœur aux États-Unis. En réponse à cette demande, Tolbiac se retrouve à faire un tour du monde à l'opposé absolu d'où est supposée se trouver sa demi-sœur. Pendant son voyage, il a, de temps en temps, des échos sur sa mère biologique qui monte de plus en plus haut sur la scène politique.

La plume de Cédric Blondelot est toujours aussi addictive. On retrouve toujours cette ambiance légère et burlesque à la fois. On s'attache tout autant au personnage de Tolbiac que dans le premier tome. Mais j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Je ne voyais pas du tout où l'auteur voulait nous amener avec ce tour du monde de Tolbiac. Finalement dans la deuxième partie, j'ai compris pourquoi il avait fait ça. Mais pour autant j'ai trouvé un peu dommage de passer pratiquement la moitié du roman sur un tour du monde qui, je trouve, ne fait pas avancer le schmilblick. J'ai été à deux doigts, de fermer le livre. Je ne doute pas que certains ont été passionnés par les pérégrinations de Tolbiac et par ce qu'il va découvrir et vivre tout au long de son voyage. Mais pour ma part, je n'ai pas du tout été réceptive.

Je me suis accrochée malgré tout en me disant "le premier tome a été un coup de cœur, c'est pas pour rien, il va bien finir par se passer quelque chose qui va m'intéresser". Et j'ai bien fait puisque, un peu avant la moitié du livre, on va enfin commencer à entrer dans le vif du sujet. Là les évènements vont commencer à s'enchaîner. Et j'ai vraiment, à ce moment-là seulement, commencé à retrouver l'ambiance que j'avais aimé dans le premier tome.

Pour autant cette deuxième partie n'est pas parfaite. J'étais contente qu'il se passe des choses, mais on avance peu sur le sujet de la famille de Tolbiac. Ceci dit, ça passe comme une lettre à la poste. J'ai dévoré cette deuxième partie. Mais quand on arrive à la fin, qu'il reste peu de pages et qu'on réalise qu'en fait Tolbiac a très peu avancé sur la situation... on est un peu frustré... Et finalement avec la dernière page, et du recul par rapport à cette lecture, je me rends compte qu'il s'agit d'un livre de transition. Je ne vous en dis pas plus, je ne vais pas vous révéler la fin.

Quoiqu'il en soit, malgré cette lecture mitigée, je n'ai aucun doute que j'irai sur le troisième tome qui risque d'être riche en évènements.

12 février 2019

Le Chandelier d'Or

La menora, l’immense chandelier d’or à sept branches, l’un des objets les plus sacrés du peuple juif… Retrouver ce trésor perdu depuis des siècles constituerait à coup sûr l’une des plus extraordinaires découvertes archéologiques de tous les temps. Quelques mois après avoir localisé l’Atlantide, c’est en tout cas un défi à la mesure de Jack Howard et de son équipe.
De Constantinople aux glaces du Groenland, leurs recherches sous-marines confirment peu à peu les étonnantes révélations d'une carte médiévale... Mais, entre la chute de l'Empire romain et l'apogée du régime nazi, la sainte relique a suscité bien des convoitises. Et dans l'ombre se réveillent ces appétits, loin d'être purement scientifiques...

Le Chandelier d'Or de David Gibbins

Le Chandelier d'Or de David Gibbins, 435 pages, Pocket, 2008

Mon avis : Dans Le Chandelier d'Or, nous retrouvons le personnage de Jack Howard, archéologue, quelques mois après sa découverte de l'Atlantide. Suite à une découverte inattendue, il va partir à la recherche de la menora, le chandelier sacré et perdu du peuple juif, qui est un symbole très important. L'auteur va alors nous faire voyager à tous les coins du globe en compagnie de Jack, Costas et Maria. Entre les romains, les vikings et autres civilisations, on ne sait plus où donner de la tête.

Globalement j'ai bien aimé cette lecture, mais j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de données à digérer. Ces données nous sont fournies toutes ensembles la plupart du temps. Donc on a intérêt à s'accrocher. Sur certains éléments, j'ai fini par m'y perdre pour de bon. En 435 pages, l'auteur nous donne beaucoup d'informations et c'est très voire trop dense. Pour autant le sujet est très intéressant. Pour ma part je suis très friande de tout ce qui se rapporte à l'archéologie. On découvre beaucoup de choses aussi bien sur l'histoire de la menora que sur les vikings, notamment. Ce que j'apprécie dans les livres de David Gibbins, c'est le rappel à la réalité qu'il nous fait à la fin du roman, de façon à bien marquer la frontière entre ce que les historiens et archéologues savent et ce qui relève de la fiction.

Côté personnages, j'ai été un peu embêtée puisque ma lecture d'Atlantis remonte à plusieurs années maintenant. Du coup, ce n'est plus très frais dans ma tête... même pas du tout. Le personnage de Maria était beaucoup mis en retrait pendant une grosse partie du roman. J'ai trouvé ça un peu dommage. L'auteur insiste beaucoup sur Jack et Costas, personnages auxquels on s'attache assez rapidement... un peu plus pour Jack ceci dit puisque la narration, sans que le livre soit écrit à la première personne, se fait plutôt du point de vue de Jack.
J'ai eu beaucoup de mal à "accrocher" aux vilains de l'histoire. En particulier le personnage de Loki, que je n'ai pas trouvé crédible. Ils sont là plus pour ajouter du piment sur la fin, mais ils ne sont pas indispensables au roman (surtout Loki...).

L'aspect thriller ne m'a pas paru très développé. Je trouve "l'étiquette" assez mal choisie pour le coup. À mon sens, on est beaucoup plus sur de l'aventure que sur du thriller (ce qui ne me gène pas puisque j'aime tout autant le côté aventure mais ça peut surprendre quand on s'attend à du thriller).
J'ai eu quelques difficultés sur certaines descriptions notamment par rapport à des péripéties dans un iceberg. Je ne vous en dis pas plus, mais j'ai eu du mal à visualiser les scènes sur cette partie.
Par contre niveau suspense quant à l'avenir des différents personnages, l'auteur sait nous tenir en haleine en les faisant passer par beaucoup d'expériences toutes plus périlleuses les unes que les autres. Le récit est très bien rythmé par ces différents évènements.

En résumé c'est donc un roman que j'ai bien aimé, qui m'a permis d'en apprendre pas mal sur le peuple juif et les vikings entre autre. Dommage que l'auteur nous donne trop d'informations à intégrer d'un coup et que certaines scènes soient difficiles à visualiser.

08 juin 2017

La dernière licorne

Turquie, marché d'Igdir. Aman, la fillette kurde dont la famille est gardienne millénaire du mystère de l'Ararat, n'aurait pas dû accepter cette licorne en bois... Elle savait que c'était interdit.

Melbourne, Parlement mondial des religions. Un rapport secret est alarmant : les glaces du mont Ararat fondent inexorablement. L'« anomalie d'Ararat », cette forme détectée au coeur du glacier, est-elle « la » preuve que l'arche de Noé s'y est échouée comme le racontent la Torah, la Bible et le Coran ?

Arménie, Etchmiadzine. Quatorze mercenaires font irruption dans la cathédrale pour s'emparer d'une relique inestimable : un fragment de l'arche. Leur but : ne laisser aucun témoin. C'est le déclenchement d'une vague de meurtres aux quatre coins du monde.

Vatican, enfer de la Bibliothèque apostolique. Zak Ikabi, ethnologue et aventurier, a moins de trois minutes pour photographier l'original du sulfureux Livre d'Enoch. Quel secret, dont dépend l'avenir de toutes les religions, relie les mythes de l'arche, du Déluge et des licornes ?

Université de Toulouse-Le Mirail, laboratoire du DIRS. La glaciologue Cécile Serval se trouve nez à nez avec Zak, venu lui dérober son rapport secret. C'est le début d'une course qui nous emporte de l'Arménie au Vatican, du Nakhitchevan à Hong Kong... Pour s'achever sur les flancs de l'Ararat...

Là où la vérité dépasse l'imagination.




La dernière licorne de Tobby Rolland, 593 pages, Presses de la Cité, 2017

Mon avis : Tout d'abord je tiens à remercier les éditions Presses de la Cité et Babelio pour la lecture de ce thriller ésotérique.

Avec La dernière licorne, Tobby Rolland m'a permis de découvrir plus en profondeur tout ce qui peut graviter autour du mythe de l'arche de Noé, avec des personnages dynamiques et au caractère affirmé, le tout en nous faisant voyager un peu partout, en France, en Australie, au Vatican, en Arménie. Nous allons donc découvrir le personnage de Zak Ikabi qui fait des recherches sur l'arche de Noé. Dans cet objectif, il ne recule devant rien, allant jusqu'à s'introduire illégalement au Vatican. Mais il n'est pas le seul à faire ces recherches et tout le monde n'est pas très scrupuleux dans cette affaire. Zak va alors faire la connaissance de Cécile Serval, une scientifique ayant émis un rapport sur la glace du Mont Ararat. Il va alors tenter de l'emmener avec lui sur les traces de l'arche de Noé.

J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur. Le livre se lit très facilement. J'ai eu besoin de plus de concentration sur certains passages. Je suis totalement inculte par rapport au sujet de l'arche de Noé, donc j'avais quand même pas mal d'informations à engranger. Mais j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tout ça. L'auteur n'est pas avare de description, sans en faire trop non plus. Je n'ai donc pas eu de mal à visualiser l'action et l'environnement des personnages.

Les personnages sont tous assez approfondis, même si le personnage de Zak reste assez longtemps mystérieux. D'ailleurs l'auteur essaie de semer le doute assez souvent : gentil ou méchant, j'avoue avoir eu des doutes par moment.
J'ai bien aimé le personnage de Cécile. Je me suis pas mal identifiée à elle dans le sens où elle a besoin de preuves pour croire à telle ou telle théorie. Elle peut paraître fatigante pour certaines personnes, mais étant du genre à vouloir des preuves concrètes, forcément je la comprends tout à fait.

L'intrigue est très bien menée. Je le disais plus haut, l'auteur aime jouer avec les personnages et jète régulièrement des doutes sur le camp auquel ils appartiennent réellement. Par ailleurs l'action est très bien menée également. Il n'y pas de temps mort. J'ai juste eu l'impression au milieu du livre que ça commençait peut-être à s'essouffler un peu avec un schéma assez répétitif. Mais très rapidement l'auteur a su casser ce schéma pour entrer dans une phase avec plus de surprises et de rebondissements. J'ai vu venir quelques petites choses mais pas énormément et ça n'a absolument pas gâché ma lecture. En revanche j'ai eu le sentiment que le final était trop rapide. Je n'irai pas jusqu'à dire trop simple mais j'aurais préféré plus d'action notamment.

Par contre j'ai totalement buggé avec la révélation finale sur l'arche de Noé... J'ai beau être fan du genre, je ne m'attendais tellement pas à ce que l'auteur prenne ce chemin que je me suis demandé d'où ça venait. Et finalement la fan du genre en question est revenue au grand galop et s'est dit "ben oui pourquoi pas après tout...". Je pense que c'est plus dans la façon dont ça a été amené que j'ai eu du mal : absolument rien ne laissait entendre qu'on allait sur ce terrain. Mais je suis peut-être passée à côté d'indices laissés par l'auteur ceci dit.

La dernière licorne de Tobby Rolland s'est laissé littéralement dévorer en 3 jours. Une lecture haletante, sans temps mort, qui surprend plus d'une fois, et à vrai dire quand c'est fini on en veut encore !

08 février 2017

Le Règne, tome 1 : La Saison des démons

Un tigre, une guéparde, un bouc.
Un trio de mercenaires unis par cette réalité intemporelle :
l'union fait la force.

Car le règne de l'Humanité est révolu.

Et de ses cendres est né le règne de la violence.



Le Règne, tome 1 : La Saison des démons d'Olivier Boiscommun & Sylvain Runberg, 55 pages, Le Lombard, 2016

Mon avis : Avec ce premier opus, nous faisons la connaissance avec Isaac, Octavia et Pantacrius, des mercenaires. Tous trois vos offrir leurs services aux Arbatach, un peuple de "chats", pour les aider à parvenir jusqu'au Shrine indemnes.

Ce qui m'a attiré dans cette BD, ce sont les graphismes. La couverture est vraiment très réussie et l'intérieur ne m'a pas déçue... côté graphisme...

Côté construction de l'histoire c'est autre chose. On arrive en plein dans le feu de l'action. Ce ne serait pas un problème en soi si on avait un peu plus d'explications à l'issue de la bataille. Au final, on retrouve pas mal de scènes de combats, qui démarrent au quart de tour. À tel point que le décor a à peine le temps d'être planté. Et beaucoup de questions restent en suspens. En particulier, le Shrine... Je suppose que c'est une sorte de havre, d'abri avec un espace assez conséquent, mais sans certitude (finalement on a un petit "teaser" à la fin du livre).

Par ailleurs, on comprend au fil des pages qu'on se trouve dans un monde post-apocalyptique avec les ruines de la Tour Eiffel notamment, mais on ne sait pas vraiment comment on en est arrivé là, ce qui est un peu dommage. On sait juste que c'est arrivé brutalement.

Bref, j'ai trouvé l'ensemble de la trame un peu trop brouillon. Alors je me dis que ce premier tome est peut-être là pour annoncer les personnages, et que les questions que je me pose auront une réponse dans le tome suivant. Mais si on reste sur le même mode, pas sûr que j'aille au-delà du deuxième... En tout cas pour finir sur une note positive, je le redis : le graphisme vaut vraiment le détour.

07 février 2017

S.

Une étudiante ramasse un livre égaré. À l’intérieur, une série de notes révèlent un lecteur captivé. La jeune femme annote le livre à son tour, puis le repose à l’endroit où le lecteur inconnu l’a laissé. Ainsi commence un chassé-croisé qui va entraîner les deux étudiants – Eric et Jennifer – dans une aventure inouïe.
L’auteur du roman est V.M. Straka, l’écrivain le plus énigmatique du XXe siècle. Il a fasciné des milliers de personnes avant de mourir assassiné en 1946, sans que nul n’ait jamais découvert son identité.
La clé de son mystère se trouve-t-elle dans son dernier ouvrage –
Le Bateau de Thésée – que les deux étudiants passent au crible ? C’est l’histoire de S., un homme qui a perdu la mémoire et se retrouve embarqué de force sur un étrange bateau à l’équipage monstrueux, avec une seule idée en tête : survivre pour trouver qui il est.
Eric et Jennifer sont prêts à tous les sacrifices pour lever le voile sur cet écrivain de génie. Ils ne sont pas les seuls…




S. de J. J. Abrams et Doug Dorst, 489 pages, Michel Lafon, 2014

Mon avis : S. est un livre particulièrement complexe à lire, que j'ai toujours laissé de côté pour le jour où j'aurais vraiment le temps de le décortiquer. Dans ce livre il y a deux histoires. D'une part Le Bateau de Thésée, le dernier livre de l'auteur V. M. Straka, qui relate les aventures de S. qui est amnésique et qui tente de découvrir qui il est. Et d'autre part, il s'agit de l'histoire de Jen et Eric, qui vont faire connaissance via des annotations dans la marge de ce livre. Tous les deux vont tenter de percer à jour l'identité de l'auteur qui, à ce jour, reste inconnue. Rapidement on va se rendre compte que l'histoire de S. est particulièrement intriquée avec celle de l'auteur.

Du point de vue de la construction du livre : c'est un livre-objet très bien réalisé, en plus du livre et des annotations, des éléments vont être mis entre les pages, comme des cartes postales, des extraits de journaux... La complexité réside dans le fait de lire les deux (histoire + annotations) en même temps sans perdre le fil. D'autant plus qu'il y a un code couleur dans les annotations de Jen et Eric qui nous indique l'ordre dans lequel l'échange a été fait. Des évènements se sont produits entre chaque échange, dont on n'a connaissance que plusieurs pages après. On est donc souvent amenés à se poser la question "que signifient ces notes ?".

Si on prend les histoires séparément... ça casse pas trois pattes à un canard... Le Bateau de Thésée nous perd assez rapidement. On saute du coq à l'âne. On a beau chercher, l'enchaînement des évènements est parfois très compliqué à comprendre. Et pour être honnête, je ne suis pas certaine que j'aurais compris le fond de l'histoire sans les annotations...
Côté Jen et Eric... c'est mignon, mais sans plus. Je m'attendais à un final qui me laisserait ahurie. Finalement c'est le cas, mais plutôt par déception.
Par ailleurs, tout le long du livre, ils mettent en évidence des codes. Pour ma part j'ai vite arrêter d'essayer de les comprendre. Ceci dit, il y en avait un qui sautait aux yeux : tout au long d'un chapitre, certaines lettres des notes de bas de page étaient inscrites dans une police différente. C'était gros comme une maison... Aucune allusion à ce détail...

Donc au final, en fermant ce livre, j'ai eu une sensation de "tout ça pour ça...". Je pense que l'intérêt du livre réside vraiment dans l'objet qu'il représente, dans sa construction, la nécessité d'aller d'un support à un autre et ce creusage de méninge tout au long du livre pour résoudre une énigme. Mais finalement l'énigme en tant que telle, est plutôt creuse...