31 décembre 2016

Bilan décembre 2016


Bonjour à tous. Décidément plus le temps passe, moins je le vois passer... ça fait peur... Il ne s'est rien passé de bien extraordinaire ce mois-ci. J'ai juste pris mon temps pour faire ma déco de Noël. Des difficultés en tout genre que ce soit perso ou au boulot. Il était temps que les congés arrivent, je commençais sérieusement à saturer, avec des personnes qui ne vous prennent pas au sérieux... pas facile de passer derrière un homme qui en impose dès qu'on le voit et qui avait de la bouteille, quand toi tu es une femme dans la trentaine qui débute... Je fais tout ce que je peux pour ne pas me laisser marcher sur les pieds mais parfois c'est fatiguant, et là j'avais atteint le summum de la fatigue... Je ne serais pas contre une semaine supplémentaire... Côté perso, c'est pas le top non plus, si bien que si faire une pause avec le boulot me fait du bien, en même temps j'ai plus de temps pour penser à des choses auxquelles je ne veux pas penser... Du coup l'année se termine très mal avec un moral au plus bas, et ça ne va pas s'arranger pour le 1er janvier... Je ne cherche pas à m'apitoyer, j'ai juste besoin que ça sorte. C'est dans ces moments-là que mon blog anonyme me manque... Là-bas au mois je n'avais pas peur de rentrer dans les détails, histoire de bien vider le sac. Ici je ne peux plus le faire. Mais passons à quelque chose de plus joyeux.

Ce mois-ci j'ai renoué avec le mercredi en musique avec Kin de KT Tunstall, qui s'écoute mais qui est loin d'être mon préféré et At Swim de Lisa Hannigan, qui est sublime !


Apparemment je me suis aussi réconciliée avec le cnéma puisqu'après avoir vu Les Animaux Fantastiques le mois dernier, j'ai vu Premier Contact avec Amy Adams, qui est un très beau film malgré quelques incompréhensions.

Niveau lecture je n'ai pas chômé puisque j'ai lu 9 livres ! Bon y a 2 BD mais n'empêche !




Pour je coup je ne suis pas du tout à jour sur les chroniques mais pas de panique elles vont arriver ! Il faut dire qu'avec Noël, ça ne laisse pas toujours beaucoup de temps. Si j'ai pu lire autant c'est parce que j'ai participé à la semaine à lire dont je vous parlerai dans un autre article dans la soirée. J'ai donc lu Le chant des corbeaux d'Erin Hart, qui m'a laissé un goût un peu amer. J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir les enquêteurs du département V avec L'effet papillon de Jussi Adler-Olsen. Petit teaser en attendant la chronique : Une avalanche de conséquences est officiellement le livre qui m'aura réconciliée avec Elizabeth George ! Je crois que je vais finir par m'arracher les cheveux avec Yesterday's Gone de Sean Platt et David Wright. J'ai terminé la première saison avec les épisodes 5 et 6 et j'ai monstrueusement besoin d'avoir l'intégralité de la saison 2 là, tout de suite, maintenant ! Les sept cadrans d'Agatha Christie a été un vrai petit régal. Bondrée d'Andrée A. Michaud s'est laissé dévorer le tout dans une ambiance très lourde. J'ai enfin découvert Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs et je dois dire que j'ai hâte de découvrir la suite. Et enfin j'ai terminé avec 2 bandes-dessinées : Les Carnets de Cerise, tome 2 : Le livre d'Hector de Joris Chamblain et Aurélie Neyret et Sans Famille, en version intégrale de Yann Dégruel.

Voilà, j'espère que de votre côté les lectures ont été aussi bonnes que les miennes. Je pense que je ferai le bilan de l'année 2016 quand toutes les chroniques seront postées de façon à pouvoir tout rassembler d'un coup sans avoir besoin d'y revenir.

Bon réveillon à tous !

22 décembre 2016

L'effet papillon

Si William Stark n'avait pas été intrigué par un SMS envoyé du Cameroun, René Ericksen, son boss au Bureau d'Aide au Développement, n'aurait pas été obligé de se débarrasser de lui. Si Marco, un jeune voleur, n'avait pas trouvé refuge là où le cadavre putréfié de Stark végète depuis trois ans, son oncle, chef d'un réseau mafieux, n'aurait pas lancé ses hommes à ses trousses à travers tout Copenhague pour l'empêcher de révéler à la police l'existence de ce corps qu'il a enterré de ses propres mains...

Pour stopper cet engrenage de la violence, l'inspecteur Carl Mørck et l'équipe du Département V doivent retrouver Marco. Et remonter la piste d'une affaire don les ramifications politiques et financières pourraient bien faire vaciller l'intégrité politique du Danemark.




L'effet papillon de Jussi Adler-Olsen, 660 pages, France Loisirs, 2015

Mon avis : L'effet papillon de Jussi Adler-Olsen, la cinquième enquête du département V, nous fait découvrir de nombreux personnages. En particulier Marco, un adolescent arrivé illégalement au Danemark, que l'on va suivre tout au long de ce livre, alors qu'il est traqué par son clan et sa famille de voleurs pour trahison. Marco tente de communiquer avec la police, tout en essayant de ne pas se faire remarquer pour signaler le meurtre d'un homme dont il a découvert le corps. Tout porte à croire que celui-ci a été assassiné quelques années auparavant par la famille de Marco.

Comme toujours avec l'auteur, ce livre se lit facilement, difficile de le fermer une fois qu'on l'a ouvert. Il y a une certaine urgence à la lecture de ce livre, liée à la situation personnelle de Marco qui n'a pas une minute pour se poser. Il reste constamment sur le qui-vive et passe son temps à fuir encore et encore. Jussi Adler-Olsen nous plonge dans le monde des voleurs et mendiants. On découvre ainsi tout ce qu'ils sont capables de faire, n'hésitant pas à aller jusqu'à mutiler volontairement des enfants pour attirer la sympathie des gens.

Comme je le disais, on découvre beaucoup de personnages... Passé un certain nombre j'ai commencé à avoir un peu de mal et à devoir rester bien attentive pour ne pas être trop perdue mais j'ai finalement réussi à suivre. Marco, tout particulièrement est un personnage fort, malgré son jeune âge. Il a 15 ans. Les épreuves par lesquelles il passe sont de plus en plus difficiles mais malgré tout il persiste dans l'idée de révéler la vérité sur le meurtre d'un homme, même si cela l'oblige à trahir sa famille.
On retrouve bien évidemment Carl Mørck, toujours aussi bougon, mais en proie à ses propres démons qui, décidément, refusent de le quitter.
Assad, reprend tout doucement du service suite à l'agression dont il a été victime, à la fin de l'enquête précédente. On en apprend encore un peu plus sur lui. Mais sur ce point l'auteur sait jouer avec nos nerfs, plus il nous révèle de détails sur Assad, plus on est intrigué et plus on veut en savoir encore et encore... Ce n'est pas encore dans ce livre qu'on obtiendra toutes les réponses à nos questions.
Dans ce livre, le département V va se voir affubler d'une nouveau membre, qui ne fait pas l'unanimité. Toutefois Carl va découvrir la faille. Il ne reste plus qu'à voir où l'auteur va mener ce personnage dans les prochaines enquêtes.
Enfin Rose reste fidèle à elle-même, elle se voit confier un peu plus de mission et de responsabilité, ce qui n'est pas pour déplaire. L'évolution du personnage fait plutôt plaisir et permet de mettre en place des situations parfois assez cocasses.

Techniquement il n'y a pas vraiment d'énigme, pour autant l'auteur sait nous surprendre. Sur ce livre il a plutôt choisi la note psychologique, ce qui fonctionne très bien. On se laisse prendre du début à la fin. Comme je le disais, le livre est impossible à fermer une fois qu'on l'a ouvert. On se laisse complètement prendre dans le flot des évènements. J'ai particulièrement aimé le final, puisque l'enquête ne se résout pas totalement mais je n'en dirai pas plus.

C'était donc une excellente lecture que je recommande chaudement. En revanche, cela risque peut-être de plaire un peu moins aux amateurs d'énigmes bien tordues histoire de se torturer les méninges.

21 décembre 2016

Mercredi en musique #4


Bonjour à tous, je vous retrouve aujourd'hui pour une nouvelle chronique "musique". Et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit du troisième album de Lisa Hannigan, At Swim. Ceux qui me connaissent savent toute l'admiration que j'ai pour cette artiste. Je vous le dis de suite, ce troisième album est un délice !

Lisa Hannigan At Swim

Le premier titre, Fall, m'a pas mal destabilisée. J'ai mis du temps à comprendre pourquoi si ce n'est que le registre n'était plus le même que sur les albums précédents... Et j'ai trouvé : on retrouve un peu beaucoup l'univers d'Agnes Obel.... je ne peux qu'adhérer. Attention, pour autant c'est loin d'être du copié/collé. La griffe de Lisa Hannigan reste plus que présente malgré tout.



L'écoute de Prayer for the Dying est plaisante, toutefois il s'agit d'un titre très doux, mélancolique. J'avoue avoir commencé à avoir des frayeurs avec ce titre.  D'une part je n'y accroche pas tant que ça et surtout j'avais peur que tout l'album reste sur une note de ce type. Le troisième titre, Snow, m'a rassurée avec plus de rythme, sans pour autant retrouver les airs entraînants et surtout enjoués des premiers albums. Un titre que j'apprécie énormément autant pour les paroles que pour le chant de Lisa Hannigan.



Lo continue sur cette lancée, encore plus rythmé que Snow et pourtant si on prête attention aux paroles, c'est loin d'être gai... Et c'est là où Lisa Hannigan fait fort : réussir à nous emporter autant que sur les albums précédents avec des thèmes bien peu joyeux.



Undertow reste dans la même veine tout en étant un peu moins rythmé. Puis vient le très beau Ora. Là encore un titre mélancolique, très calme,



Et BAM.... la perle de cet album, habituellement je parle de pépite quand j'aime une chanson, là c'est carrément une perle. Il s'agit de We, The Drowned. Ce titre est sombre, mais puissant : les paroles sont profondes vraiment sombres, Lisa Hannigan joue avec des intonations dramatiques dans sa voix. Et cette partie instrumentale... Le tout donne juste des frissons, ça monte crescendo façon Lisa Hannigan, c'est magnifique !

Anahorish est chanté à trois voix, le tout a capella. C'est très joli il faut le reconnaître, néanmoins je dois aussi admettre que ce n'est pas trop mon style de base. Mais, ça permet une pause histoire de se remettre du titre précédent avant l'arrivée de Tender qui reprend le schéma que l'on connaît maintenant bien chez l'artiste, et qui lui va comme un gant : rythmé, plutôt entraînant. Enfin on finit en douceur avec Funeral Suit et Barton qui clôturent à merveille cet album.

Pour conclure sur ce dernier album de Lisa Hannigan, At Swim, il marque clairement un tournant par rapport aux deux premiers albums. La marque de Lisa Hannigan reste clairement présente avec des airs qui, pour la plupart, restent rythmés, entraînants, avec toujours cet impression de force qui monte crescendo au fil des secondes. Mais on est loin des titres enjoués de ses prédécesseurs. Avec At Swim, Lisa Hannigan, nous sert un album mélancolique voire sombre sur certains titres. Elle ne nous avait pas habitués à ça, mais pour ma part, la recette fonctionne à merveille. J'avoue avoir du mal à retenir des titres en particulier, j'ai toujours autant de mal à les départager, comme toujours avec Lisa Hannigan. Chaque titre à sa spécificité qui fait qu'on ne peut pas le laisser de côté. Mais si je ne devais en retenir qu'un seul, ce serait We, The Drowned sans le moindre doute.

Si vous ne connaissez pas Lisa Hannigan, je vous conseille fortement de vous y intéresser. Tout le monde n'aimera pas c'est certain, mais beaucoup risque d'y trouver leur compte.

20 décembre 2016

Le Mardi sur son 31 #15


Rendez-vous découvert sur Les bavardages de Sophie, pour voyager à l'intérieur des livres, jusqu'à la page 31...

Une avalanche de conséquences d'Elizabeth George


"Il n'avait pas eu le temps de lui dire que cela lui était égal qu'elle ait menti pour les neveux et caché l'existence d'un mari, que cela lui serait égal si elle possédait trois jambes et deux têtes. Seul importait qu'ils soient tous les deux, ensemble. En somme, il était tombé fou amoureux d'elle." p. 31

19 décembre 2016

Premier contact

Quand j'ai vu la bande-annonce du film Premier contact avec Amy Adams, Jeremy Renner et Forest Whitaker, voir ce film était une évidence. D'une part pour les acteurs, d'autre part, et surtout, pour la trame générale. J'avoue, j'espérais clairement retrouver une ambiance façon Contact avec Jodie Foster et Matthew McConaughey. De ce point de vue, oui, je pense qu'on peut faire le rapprochement. Toutefois, heureusement, on est loin de la pâle copie !
Premier contact
Premier contact est un film de science-fiction qui nous plonge rapidement dans une ambiance lourde : nous découvrons Louise Banks, le personnage joué par Amy Adams, partager sa vie avec sa fille qui va malheureusement mourir des suites d'une maladie a priori orpheline (de mémoire le diagnostic n'est pas clairement stipulé). Un jour, des "coques", manifestement d'origine extra-terrestre, arrivent sur Terre, dans divers endroits du monde. En tant qu'experte linguistique, elle est appelée pour tenter d'entrer en communication avec les aliens (les Heptapodes), aidée par Ian Donnelly, interprété par Jeremy Renner, lui-même expert en mathématiques-physique. Au cours de leurs recherches, Louise va, de plus en plus, être victime de "flashbacks" impliquant sa fille. L'expérience de l'apprentissage du langage des Heptapodes dans sa globalité va s'avérer éprouvante pour beaucoup.

Le jeu des acteurs est parfait, tout particulièrement Amy Adams qui sait véhiculer les émotions du début à la fin du film. Elle est totalement dans le personnage. Un personnage qui permet de servir une histoire bouleversante.

Tout le long du film, on se laisse totalement berner sur un point en particulier. Je n'entrerai pas dans les détails pour ne pas gâcher le suspens. Mais quand on comprend le réel enchaînement des évènements au final... on dit chapeau à un scénario particulièrement bien ficelé. Aucun détail ne nous permettrait d'avoir de doutes.
Le principe général lié à l'apprentissage de la langue des Heptapodes est parfaitement construit, on pourrait s'y perdre, mais c'est tellement bien monté, que finalement on arrive à imbriquer les éléments les uns dans les autres.
Là où je suis un peu déçue, c'est sur le final : quand le générique est arrivé j'ai eu le sentiment qu'il manquait quelque chose (j'en parlerai plus bas dans une partie plus axée spoilers). Certaines choses ne sont pas claires et nécessiteraient plus d'explications.

Néanmoins, malgré ce dernier point négatif, c'est un très beau film, particulièrement touchant, émouvant, aussi bien par l'histoire que par le jeu des acteurs. J'ai bien l'intention de le revoir à sa sortie en DVD. Peut-être que le revoir à distance me permettra de mieux comprendre ces détails qui m'échappent.

Pour entrer plus dans les détails, je pars dans le spoiler : cette fin qui manque, c'est clairement la réponse à la question "pourquoi sont-ils sur Terre ?". On a une grande partie de la réponse mais pas toute la réponse. Il est question que les Heptapodes transmettent leur langage aujourd'hui, car ils auront besoin de l'aide des humains dans de très nombreuses années. Ma question est "pourquoi ?". Je m'attendais à une espèce de Flash Forward même rapide pour nous montrer en quoi ils auront besoin de l'humanité. Au lieu de ça... générique... je suis un peu restée sur ma faim.
Autre détail qui m'intrigue : alors que la Chine s'apprête à attaquer les coques, Louise appelle le général Shang pour le convaincre de tout arrêter. Pour se faire il est question qu'elle répète les mots de sa femme sur son lit de mort... en quoi cela aurait pu le convaincre ? Est-ce que quelque chose n'aurait pas été dit en plus. De ce point de vue, la traduction du mandarin en sous-titre aurait été aidante.

Ceci dit tout cela n'entâche pas la beauté de ce film que je vous conseille vivement de voir et revoir ! Et vous qu'en avez-vous pensé ?

Par respect pour les personnes qui n'ont pas vu le film, si quelqu'un veut discuter du film en entrant dans les détails, merci de préciser que vos commentaires contiennent des spoilers ;-)