15 décembre 2020

Les larmes du dragon

Ce mardi s'annonçait comme une belle journée californienne, pleine de soleil et de promesses, jusqu'à que que Harry Lyon ait à abattre quelqu'un pendant le déjeuner.
Mais pour le policier de Los Angeles et sa coéquipière Connie, le tueur auquel ils se trouvent confrontés au restaurant n'est qu'un avant-goût du cauchemar qui les attend.
Tic-Tac, Tic-Tac
L'après-midi même, un improbable clochard, aux allures de possédé, annonce à Harry qu'il va mourir avant l'aube, puis se désintègre sous ses yeux.
Tout cela ressemble trop à une hallucination ou à un mauvais rêve pour qu'il arrive vraiment à y croire. Pourtant...
Tic-Tac, Tic-Tac
À la tombée de la nuit, l'ombre se peuple d'étranges créatures et la réalité se transforme en un lieu d'effroyables surprises et de dangers inimaginables.
Et plus l'aube approche, plus Harry se voit entraîné dans une spirale de terreur qui menace de balayer non seulement lui et Connie, mais aussi tous ceux qu'ils aiment.
Tic-Tac, Tic-Tac

Les larmes du dragon de Dean Koontz

Les larmes du dragon de Dean Koontz, 308 pages, Plon, 1996

Mon avis : Les larmes du dragon de Dean Koontz est un roman d'horreur fantastique dans lequel nous suivons les personnages de Harry et Connie qui sont enquêteurs et qui vont se retrouver, à l'occasion d'une pause dans un restaurant, en plein milieu d'une fusillade. L'auteur de cette attaque semble particulièrement perturbé. Suite à cette attaque, Harry va assister à une scène très étrange avec un vagabond relativement effrayant qui va disparaître sous ses yeux de façon un peu particulière. D'autres personnes avant lui ont également croisé le chemin de ce personnage hors du commun qui leur prédit leur mort dans quelques heures... On rentre alors dans une course contre la montre. Le livre se déroule sur approximativement 24 heures. Le but de nos personnages, Harry et Connie, va être de stopper ce vagabond qui s'avère être un vrai psychopathe sans pitié aucune.

J'ai eu énormément de mal à entrer dans l'histoire. Sur les 100 premières pages, je ne comprenais pas où on allait. Les 200 pages suivantes ont été très difficiles à lire, j'avais juste envie de faire autre chose. Je ne voulais pas abandonner parce que j'avais un gros a priori sur l'auteur, et donc c'était important pour moi d'aller jusqu'au bout pour me faire une opinion digne de ce nom. Mais malgré mes efforts, je n'ai pas accroché au style de l'auteur. On retrouve beaucoup de longueurs dans ce livre, des listes à l'occasion de descriptions ou d'élaboration de pensées qui font catalogues au possible, une scène dont je n'ai toujours pas compris l'intérêt. J'ai le sentiment que le but de l'auteur était juste de faire de l'horreur (encore que, je n'ai pas été traumatisée... bon si j'avais été plus jeune peut-être mais à mon âge je suis restée complètement hermétique aux descriptions). Et au final, l'histoire sert juste de prétexte pour nous servir des scènes pas très appétissantes... et n'est pas travaillée plus que ça, du moins pas suffisamment à mon goût.

J'ai trouvé les personnages peu creusés. Certains ont une histoire qui pourraient nous attendrir mais c'est juste posé là comme ça, quand on nous présente le personnage en question, sans chercher à aller plus loin. Je n'ai ressenti aucune affinité avec ces personnages et je suis restée très distante par rapport à ce qui leur arrivait.

Je le disais plus, haut, le roman se déroule environ sur 24 heures. On devrait donc avoir un sentiment d'urgence... désolée mais j'ai piqué du nez tout au long de ce livre.
L'intrigue n'a rien de bien exceptionnel, le tout étant de comprendre comment l'auteur de ces méfaits en est arrivé là. Et même les explications qui arrivent à la fin n'ont pas réussi à me toucher. J'ai trouvé le final trop rapide. Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus spectaculaire.

Bref, je vais arrêter là ce carnage. Vous l'aurez compris, je n'ai pas du tout accroché à ce livre. Et je ne compte clairement pas relire de livre de cet auteur. Néanmoins si vous avez déjà lu un livre de Dean Koontz, que ce soit Les larmes du dragon ou un autre, je serais curieuse d'avoir votre avis : soit c'est un style qui ne me convient tout simplement pas, soit je suis passée à côté d'un message essentiel que voulait faire passer l'auteur...

07 septembre 2020

Cinq heures vingt-cinq

La table qui se trémoussait, au cours de la séance de spiritisme, avait raison : le vieux capitaine misogyne a été assassiné. Chez lui. Bêtement.
Crime de rôdeur ? La police n'y croit guère. Tout l'entourage est suspect. Le domestique, les héritiers. Tout particulièrement ce neveu qui, le jour du crime, avait pris pension à l'auberge voisine.
Ce sera la fiancée de ce dernier, jeune fille énergique, qui, en collaboration avec un journaliste, mènera sa propre enquête. Mais, dans cette affaire, que de personnages au comportement étrange. A commencer par ces deux dames d'Afrique du Sud, qui sont venues s'exiler dans cette région de Dartmoor qu'un hiver rigoureux paralyse.


Cinq heures vingt-cinq d'Agatha Christie

Cinq heures vingt-cinq d'Agatha Christie, 253 pages, Librairie des Champs-Élysées, 1997

Mon avis : Cinq heures vingt-cinq nous plonge dans une ambiance mystérieuse avec une séance de spiritisme qui va virer au drame. En effet, l'assistance va découvrir que le Capitaine Trevelyan serait mort dans la soirée, assassiné... Même si tout le monde croit à une farce, l'atmosphère de la soirée s'en voit considérablement refroidie. Le Major Burnaby, son ami, est inquiet, et décide malgré la neige qui bloque le village, de prendre la route pour s'assurer qu'il va bien. Malheureusement, Trevelyan est retrouvé mort. Rapidement son neveu va être suspecté, et c'est sa fiancée Emily qui va essayer de le disculper en retrouvant le vrai coupable.

J'avais déjà lu ce livre il y a trèèès longtemps. Donc autant dire que si ce n'est la mise en place du décor, je n'avais aucun souvenir du reste. Je me suis régalée avec ce livre d'Agatha Christie. La séance de spiritisme plombe l'ambiance très rapidement avec sa révélation choque et le tout est évidemment de savoir comment elle a pu arriver sur le tapis, ce qui fait planer une ombre de doute sur chacun des participants tout au long du livre. L'atmosphère n'est pas sans rappeler à un moment donné certains livres de Sir Arthur Conan Doyle (à qui l'auteure fait clairement référence d'ailleurs si mes souvenirs sont bons).

Le personnage d'Emily participe également largement à l'ambiance de ce livre : une vraie pile électrique. Malgré le drame qui la touche, à aucun moment elle ne va s'apitoyer. Elle est toujours sur le qui-vive et ajoute beaucoup de fraîcheur et d'humour dans le récit, ce qui qui va contre-balancer l'effet provoqué par la séance de spiritisme.
Nous ne suivons pas les évènements que du point d'Emily mais aussi d'Enderby, le journaliste qui l'aide à découvrir la vérité, la police et Burnaby et j'en oublie probablement d'autres mais moins importants dirons-nous. Autant dire que chaque personnage permet d'ajouter une note d'originalité dans l'histoire. Je regrette malgré tout de ne pas avoir pu "croiser" le neveu de Trevelyan. Ça aurait été intéressant, surtout dans la mesure où c'est pour lui qu'Emily se bat.

Côté intrigue, comme toujours avec Agatha Christie, on ne voit rien venir. J'ai suspecté à un moment donné la personne, tout en rejetant cette possibilité assez rapidement. Je ne l'ai pas suspectée sur des indices donnés par l'auteure, mais plutôt, je pense, par habitude de lire ses livres peut-être, et sans doute aussi, par un discret souvenir de ma première lecture du livre qui essayait de toquer à la porte de ma mémoire. Cela ne m'a pas empêchée d'être surprise du dénouement.

C'est un livre dont je garderai un très bon souvenir et ce serait une très bonne surprise de retrouver Emily dans un autre livre. Mais je n'ai pas notion qu'il y aurait un livre associé à celui-ci.

04 septembre 2020

In My Mailbox #27 - août 2020



Bonjour à tous ! Me revoici, me revoilou pour vous présenter mes acquisitions du mois d'août qui ont été mes premières acquisitions depuis le confinement... oui quand même... J'ai été sage cette année.



Je me suis donc enfin procuré le deuxième livre d'Angélina Delcroix, Si je serais grande. J'avais lu le premier tome de la saga mettant en scène Joy Morel. J'avais dévoré ce thriller. J'avais acheté le troisième tome mais il me manquait le deuxième. Je vais enfin pouvoir le découvrir, autant dire que j'ai hâte.
J'ai également acheté Le Manuscrit inachevé de Franck Thilliez que j'ai déjà lu et chroniqué. Je pense qu'il n'est plus nécessaire de présenter l'auteur. Je vous laisse découvrir ma chronique ici. Et je vais pouvoir me jeter sur Luca en librairie pour me mettre à jour dans la lecture des livres de Franck Thilliez.
Nuit de Bernard Minier est venu rejoindre ma PàL. Je pense qu'on se le fera en lecture commune avec Gwen quand elle aura un peu plus de temps, vu que, jusque là, on s'est fait tous les Bernard Minier en LC. Sans surprise, il s'agit encore une fois d'un thriller. Mais comme pour Franck Thilliez, je pense qu'on ne présente plus Bernard Minier. Et vue la couverture, ça sent le thriller bien glacial ! Hâte de découvrir la suite des enquêtes de Martin Servaz.
Et enfin, il y a pas mal de temps maintenant, j'avais lu les deux premières enquêtes de l'inspecteur Korolev, un personnage de William Ryan évoluant dans la Russie des années 30. J'avais beaucoup aimé ces deux premiers livres, même si je me souviens avoir été un peu perdue à certains moments avec les différentes organisations de l'époque. Je n'ai jamais lu le troisième opus. Je crois qu'il n'y en a pas d'autres d'ailleurs. S'agit-il d'un tome de clôture, ou l'auteur a-t-il tout simplement perdu l'inspiration pour le moment ? Je ne sais pas. Mais ça ne m'empêchera pas de découvrir Les enfants de l'État.



Et enfin, dernière virée en librairie à la fin du mois avec ma nièce qui était en vacances chez moi. J'hésitais beaucoup à acheter La ballade du serpent et de l'oiseau chanteur de Suzanne Collins. L'écriture d'un nouveau tome à la saga Hunger Games autant de temps après l'écriture de la trilogie me semblait plus relever du "livre écrit parce que les autres ont marché". Je me méfie toujours de cet aspect. Alors finalement, il ne s'agirait pas d'une suite mais plutôt d'un préquel si j'ai bien compris. Ça ne change rien à mes craintes, mais j'ai fini par craquer parce que je suis faible et puis c'est tout...
Ma nièce quant à elle voulait lire un livre qui n'était pas du fantastique pour une fois. La couverture de Balto, Le dernier des valets de cœur de Jean-Michel Payet a attiré mon attention. Le résumé de ce policier jeunesse qui se déroule pendant la première guerre mondiale ne l'a pas trop tentée pour sa part mais moi si, donc je l'ai pris quand même mais pour moi... A priori ça ne semble pas fantastique vu le résumé, mais j'aurai peut-être des surprises.

Et voilà, c'est tout pour ce mois d'août. N'hésitez pas à me dire si vous avez déjà lu certains de ces livres, ce que vous en avez pensé, ou encore si une lecture commune vous intéresserait.

Je vous souhaite un excellent weekend et je vous dis à bientôt (ici ce sera les 90 ans de mon grand-père !).

01 septembre 2020

Le Manuscrit inachevé

Aux alentours de Grenoble, une voiture finit sa trajectoire dans un ravin après une course-poursuite avec la douane. Dans le coffre, le corps d’une femme. À la station-service où a été vu le conducteur pour la dernière fois, la vidéosurveillance est claire : l’homme n’est pas le propriétaire du véhicule.

Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète. Sa vie ? Un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu,
L’inspirante, villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale et le traumatisme de l'enlèvement de sa fille Sarah. L'agression soudaine de son mari va faire resurgir le pire des quatre années écoulées.

Dans le vent, le sable et le brouillard, une question parmi d'autres se pose : vers qui, vers quoi se tourner, quand l'unique vérité est que tout vous devient étranger ?




Le Manuscrit inachevé de Franck Thilliez, 525 pages, Fleuve noir, 2019

Mon avis : Alors qu'à Grenoble, le corps d'une jeune femme est retrouvé dans une voiture à l'issue d'une course poursuite, nous suivons le personnage de Léane qui est auteure de roman policier et pour qui la fiction a malheureusement rejoint la réalité le jour où sa fille a disparu. Tous les éléments autour de sa disparition ont pointé du doigt vers un tueur en série désormais sous les barreaux. Depuis, le mari de Léane, Jullian, a sombré, obsédé par ce qui est arrivé à leur fille. Jusqu'au jour où il se fait violemment agresser...

J'ai trouvé que Le Manuscrit inachevé sortait du lot par rapport aux autres livres de Franck Thilliez. J'aurais du mal à vous expliquer pourquoi sans spoiler les livres en question. Disons simplement que j'ai trouvé qu'un thème récurrent habituellement, n'était pas vraiment exploité ici, ou du moins de façon différente. Cela m'a un peu déstabilisée, mais dans le sens positif qu'on s'entende bien. (Pour autant, Rêver, reste, et restera très probablement, mon préféré de l'auteur !). Ce n'est pas non plus un coup de cœur, mais j'ai beaucoup aimé ce livre.

Pour commencer le décor est planté en bord de mer. C'est le type d'environnement, quand il est bien exploité dans un thriller, qui, pour ma part, potentialise (le correcteur d'orthographe souligne, mais on utilise ce mot très souvent en médecine donc je laisse comme ça, je m'en fiche !) l'effet anxiogène recherché par l'auteur. Je ne me l'explique pas. N'allez pas croire que c'est lié à une peur de l'eau. Je n'ai pas peur de l'eau, et une bonne virée à la mer me fait le plus grand bien. Et, vous me voyez venir, Franck Thilliez utilise très bien les éléments naturels de ce cadre pour en rajouter une bonne couche niveau suspense.

Forcément, l'histoire des personnages principaux, fait qu'on va s'attacher rapidement à eux par un phénomène d'empathie. Mais, du coup, j'ai trouvé que c'était assez paradoxal de s'attacher à deux personnages qui eux s'étaient éloignés l'un de l'autre avec le temps pour le même motif.
Franck Thilliez nous présente toute une galerie de personnages, comme dans la plupart de ses livres. On n'a donc que l'embarras du choix pour se faire une idée sur la résolution de l'énigme.

Mais... ben oui, il y a forcément un "mais" ! L'auteur brouille les cartes de façon magistrale. Je me suis totalement laissée berner. Et finalement après coup, en repensant aux détails qu'il a éparpillés au fil des pages, tout s'emboîte parfaitement. Mais pour autant, je ne l'avais pas vu venir.

Mais cette fin.... il a vraiment osé faire ça ? Jusqu'à la fin il réussi à nous faire douter !

En bref, c'était une excellente lecture. Bien évidemment, je vous conseille ce livre à 100%, comme tous les romans de Franck Thilliez.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensez si vous l'avez déjà lu, et si ce n'est pas le cas : mais qu'attendez vous ?

31 août 2020

Book Jar and others #27



Hello tout le monde, finalement la reprise du blog aura été considérablement retardée... j'ai voulu profiter de mes congés jusqu'au bout, tout simplement... Même pas honte ! Du coup je reprends dès cette semaine. Et j'ai fait ça bien, puisque j'ai prévu un planning de publication, ce que je faisais déjà avant, ce n'est pas une nouveauté. Mais si je ne le fais pas, je sais que ma décision de reprendre le blog restera sans suite (et la nouvelle interface blogger n'aide pas du tout, du coup je viens de rétablir l'ancienne, mais c'est reculer pour mieux sauter puisque tôt ou tard on n'aura plus le choix...). Et donc je commence aujourd'hui avec mes prévisions lecture pour le mois de septembre.



Je commencerai donc, via le tirage au sort du mois, avec le tome 2 des Pirates de L'Escroc-Griffe, Les Feux de Mortifice de Jean-Sébastien Guillermou, histoire de me plonger dans un monde de pirates et de fantastique. J'avais beaucoup aimé le premier tome malgré quelques éléments évidents. Si vous souhaitez découvrir ma chronique à l'époque, c'est ici que ça se passe. J'ai hâte de découvrir la suite que j'ai bien trop tardé à lire.



Je poursuivrai avec la lecture de Selfies de Jussi Adler Olsen. Je pense qu'il n'est plus nécessaire de présenter l'auteur et la saga mettant en scène les enquêtes du département V. J'ignore sur quoi va porter l'enquête de l'équipe dans cet opus, et je ne souhaite d'ailleurs pas en savoir plus. Il y a maintenant bien longtemps que j'y vais les yeux fermer avec cet auteur.

Avec Balto, Le dernier des Valets de Cœur de Jean-Michel Payet, je vais suivre le personnage de Balto, pendant la première Guerre Mondiale, qui va tenter de disculper son frère d'accusations de meurtres. Il s'agit d'un policier jeunesse. J'ai un peu peur que le côté jeunesse ressorte un peu trop, mais la couverture me tentait beaucoup.

Enfin je terminerai le mois de septembre avec Le prix du péché de Brian Freeman. Ici on est sur du thriller. J'avais déjà lu les deux tomes précédents il y a trèèèès longtemps. J'avais totalement accroché à cette saga. Mais là encore, comme toujours, trop de livres dans la PàL... Ici encore, je ne sais pas sur quoi va porter l'enquête. Ce sera une surprise.

Voilà pour ce petit point d'horizon sur mes lectures de septembre. N'hésitez pas à me dire si vous avez déjà lu un de ces livres et ce que vous en avez pensé. Si une petite lecture commune sur l'un d'eux vous tente, je suis toujours partante. Et vous qu'avez-vous prévu de lire ?

À bientôt !