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03 février 2021

Gardiens des Cités Perdues, tome 1

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ?

Gardiens des Cités Perdues, tome 1 de Shannon Messenger

Gardiens des Cités Perdues, tome 1 de Shannon Messenger, 510 pages, Lumen, 2018

Mon avis : Je m'attaque enfin à cette saga qui est déjà très bien entamée. Les retours sur les derniers tomes m'ont un peu fait reculer mais finalement sur insistance de ma nièce, je my colle ! Dans ce premier tome des Gardiens des Cités Perdues, on retrouve un schéma somme toute assez classique d'un enfant/ado qui découvre du jour au lendemain qu'il, ou plutôt elle en l'occurence, n'est pas celle qu'elle pensait être. Tout un univers va s'ouvrir à elle mais aussi tout un tas de question. Sophie va essayer de découvrir qui elle est réellement et comment elle en est arrivée à être cachée parmi les humains. Je vous le dis dès maintenant, non vous n'aurez pas toutes les réponses à la fin de ce premier opus (bon en même temps je dois être l'une des rares personnes à découvrir cette saga que tout le monde connaît).

Globalement j'ai beaucoup aimé l'univers de l'auteure, même si j'ai trouvé qu'elle passait un peu trop vite sur certains détails. Notamment, il aurait été intéressant de s'attarder un peu plus sur les divers cours que Sophie reçoit afin de mieux s'imprégner de l'univers et le comprendre en même temps qu'elle. Certains concepts, même si je les ai compris dans leur globalité, restent un peu flous si on va dans le détail. Alors, oui, c'est de la littérature jeunesse, et le but était sans doute de ne pas perdre les lecteurs dans trop de détails. Mais il aurait été possible, je pense, de trouver un juste milieu.

On fait la connaissance d'une multitude de personnages dans ce livre. J'ai eu peur d'être un peu perdue, d'autant que certains prénoms se ressemblent un peu. Finalement, j'ai réussi à garder le fil, mais il faut bien rester concentré.
Sophie est rapidement attachante. J'ai vu des avis précisant qu'elle était énervante. Pour ma part je n'ai pas eu ce sentiment. J'ai découvert un personnage complètement perdu, dont le monde est complètement chamboulé et qui doit, très jeune, tout abandonner du jour au lendemain pour un avenir et un monde totalement inconnus. Elle est curieuse, elle cherche à comprendre qui elle est, ce qui est bien normal. Peut-être fait-elle preuve d'un peu trop d'initiative à un certains moments, mais là je dirais : c'est le propre de ce genre de livres, sinon l'histoire n'avancerait pas beaucoup et on l'accuserait de manquer d'action.
Concernant les autres personnages, ils sont dans l'ensemble tous très attachants, à quelques exceptions près. J'ai beaucoup aimé les tuteurs de Sophie en particulier, même si tout n'est pas toujours rose. On pratique un peu l'ascenseur émotionnel avec eux, mais vu leur histoire, leur attitude se comprend.
Je m'interroge sur certains personnages quant à leur honnêteté, mais je n'insisterai pas sur leur identité pour vous laisser découvrir par vous-même.

Si j'ai trouvé que l'auteure laissait certains aspects de côtés, en revanche elle a mis l'accent sur la fin (pas que mais notamment) avec des évènements qui s'enchaînent très rapidement et qui nous empêchent de fermer le livre. On va y découvrir une Sophie plus courageuse que jamais. J'ai beaucoup aimé cette fin haletante et la plume de l'auteure.
Si ce premier tome apporte certaines réponses, il amène également de nombreuses autres questions qui découlent directement de ces réponses. Je ne me fais pas d'illusions, avec déjà 8 tomes, les réponses ne seront pas dans le deuxième.

Je n'ai pas été subjuguée par ce roman, néanmoins j'ai particulièrement aimé l'univers de l'auteure, qui va probablement se densifier dans les tomes suivants. Je compte donc bien découvrir la suite pour savoir quelles autres aventures Sophie va traverser et quelles nouvelles découvertes elle va faire.

07 janvier 2021

Sorceline, tome 1 : Un jour, je serai fantasticologue !

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé les animaux...
Mais pas les matous câlins ou les chiens fidèles.
Non, moi, ce qui me passionne ce sont les dragons, les licornes, les monstres, les chimères... Bref, les animaux légendaires !

Sorceline, tome 1

Sorceline, tome 1 : Un jour, je serai fantasticologue ! de Sylvia Douyé et Paola Antista, 48 pages, Vents d'Ouest, 2018

Mon avis : Dans ce premier tome, nous découvrons le personnage de Sorceline qui nous emmène avec elle dans une école où elle étudie sur les créatures fantastiques. On y découvre son professeur, ses camarades de travail (pas si camarades que ça pour certains...) et bien évidemment des créatures en tout genre. Rapidement des évènements inattendus vont survenir, notamment une disparition mystérieuse. Sorceline est bien décidée à découvrir ce qui s'est passé et ce que cachent certaines personnes de son entourage.

Si j'ai beaucoup aimé l'univers (bien qu'il n'ait rien de révolutionnaire), j'ai trouvé que cette bande-dessinée était trop courte avec en particulier certains enchaînements pas toujours très logiques. J'ai bien conscience que le principe d'une bande-dessinée est d'être court mais pour le coup certaines scènes manquaient à mon sens. En revanche, les couleurs sont très belles et j'ai beaucoup aimé le trait de crayon.

Certains personnages sont des têtes à claque, d'autres sont assez mystérieux, et on sent que les prochains tomes vont lever petit à petit certains secrets. Sorceline est un personnage attachant, mais j'avoue l'avoir, par moments, trouvée agaçante par certains côtés, notamment son côté très entêté. La fin de ce tome va prendre un tournant inattendu et la laisser avec beaucoup de questionnements.

J'ai donc passé un bon moment de lecture malgré des défauts et j'ai très envie de découvrir la suite.

18 décembre 2020

La 25e Heure

Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s'interroge sur cette tour que l'impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grand frais, d'étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent !

Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police M. Henry Lozé tourne en ridicule "les plaisanteries de quelques coquins". Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux du parvis de l'Opéra Garnier. Mais, depuis l'ombre de ses cabinets, l'homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République.

Pendant ce temps, l'Académie des sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l'obscurantisme.

La 25e Heure de Feldrik Rivat

La 25e Heure de Feldrik Rivat, 446 pages, Les Éditions de L'Homme Sans Nom, 2015
Le Chrysanthème Noir de Feldrik Rivat, 443 pages, Les Éditions de L'Homme Sans Nom, 2016

Mon avis : Bien que j'ai lu les 2 tomes de la saga La 25e Heure de Feldrik Rivat à deux mois d'intervalle, je vais vous présenter les deux en même temps, parce que je ne vous avais pas parlé du premier tome et qu'il s'agit d'une saga coup de cœur... et pi d'abord c'est mon blog et j'y fais ce que je veux comme que je veux... et pi c'est tout ! Et regardez moi ces couvertures ! Magnifiques !

Il s'agit d'une saga steampunk dont l'intrigue se déroule à Paris en 1888 et dans laquelle nous suivons les personnages de l'inspecteur principal Eudes Lacassagne et Bertillon. Lacassagne est le meilleur enquêteur de la ville mais il a son caractère bien à lui, du genre peu causant, mystérieux. Et voilà que, du jour au lendemain, il va devoir travailler avec une jeune recrue : Louis Bertillon, du genre plutôt naïf et bavard. Autant dire qu'entre les deux c'est loin d'être gagné d'avance... On va alors leur demander, pour leur première enquête de concert, de se rendre au domicile d'une femme dont le corps de l'époux, qui est décédé, a disparu. À leur arrivée, ils ne vont retrouver qu'un doigt momifié et une fleur noire. Ce qui semble être une enquête banale au début va progressivement prendre un tournant de plus en plus surprenant et intriguant. Plus Lacassagne et Bertillon vont avancer dans leur enquête, plus le mystère va s'épaissir.

Dans La 25e Heure, Feldrik Rivat nous plonge dans un Paris quelque peu différent du vrai Paris de l'époque le tout avec une très belle plume. J'ai beaucoup aimé son style d'écriture très travaillé sans être lourd et qui participe énormément à l'atmosphère qui se dégage de cette saga. On est sur du steampunk, donc forcément on a un côté scientifique, technologique bien présent, le tout dans un univers très dense, très fouillé. Ça sent les complots bien agencés et le tout en plein hiver avec le froid... ne me demandez pas pourquoi mais cette association, pour ma part, ajoute encore plus à l'aspect mystérieux de l'histoire que nous présente l'auteur.

Feldrik Rivat nous offre une belle brochette de personnages qui sont vraiment très approfondis. Et je ne parle pas que de Lacassagne et de Bertillon en disant cela. Tous les personnages vont avoir leur importance. Lacassagne et Bertillon vont quant à eux énormément évoluer. D'une part, Lacassagne au fil du premier tome va faire en sorte, très rapidement, d'endurcir ce pauvre Bertillon par des méthodes que, pour le coup, je n'ai pas trop aimé lire. Je peux me faire des idées très précises de scènes qui sont décrites dans un livre, et en l'occurence j'aurais aimé ne pas avoir une imagination si efficace... D'autre part, Lacassagne va également vivre des évènements qui vont changer beaucoup de choses pour lui, et remuer beaucoup de souvenirs. On va ainsi finir par en apprendre plus sur son histoire au fil des pages.
Le Chrysanthème Noir, le deuxième tome, réserve plutôt une belle place aux femmes comme en témoigne la couverture. L'auteur introduit un personnage assez mystérieux dans ce deuxième tome. Pour ma part j'avais deviné qui elle était, mais je n'en ai pas moins aimé ma lecture pour autant. J'ai adoré ce personnage et savouré les passages avec cette jeune femme qui ajoute une note de fantaisie et d'humour tout en étant pleine de détermination. Je dois bien admettre avoir ri assez souvent. Les passages entre elle et Lacassagne valent clairement le détour.

Comme je le disais, plus on avance dans l'histoire, plus le mystère s'épaissit. L'auteur maintient le suspense et son sujet d'une main de maître tout en intégrant des faits historiques réels en leur donnant une toute autre signification. C'est dans le deuxième tome que les explications vont arriver. Je reconnais m'y être un peu perdue à un moment. Mais j'ai fini par raccrocher les wagons et j'ai été totalement conquise par l'univers qu'a su créer Feldrik Rivat. J'ai hâte de découvrir Paris-Capitale qui, si j'ai bien compris, se déroule dans le même univers. Il n'est pas encore dans ma PàL, mais ça ne saurait tarder.

Bref vous l'avez compris, la saga de La 25e Heure est un gros coup de cœur que je vous recommande chaudement. Et le coffret peut faire un beau cadeau pour les fêtes si vous connaissez des amateurs du genre (ou pour vous-même hein, on n'est jamais mieux servis que par soi-même...).

15 décembre 2020

Les larmes du dragon

Ce mardi s'annonçait comme une belle journée californienne, pleine de soleil et de promesses, jusqu'à que que Harry Lyon ait à abattre quelqu'un pendant le déjeuner.
Mais pour le policier de Los Angeles et sa coéquipière Connie, le tueur auquel ils se trouvent confrontés au restaurant n'est qu'un avant-goût du cauchemar qui les attend.
Tic-Tac, Tic-Tac
L'après-midi même, un improbable clochard, aux allures de possédé, annonce à Harry qu'il va mourir avant l'aube, puis se désintègre sous ses yeux.
Tout cela ressemble trop à une hallucination ou à un mauvais rêve pour qu'il arrive vraiment à y croire. Pourtant...
Tic-Tac, Tic-Tac
À la tombée de la nuit, l'ombre se peuple d'étranges créatures et la réalité se transforme en un lieu d'effroyables surprises et de dangers inimaginables.
Et plus l'aube approche, plus Harry se voit entraîné dans une spirale de terreur qui menace de balayer non seulement lui et Connie, mais aussi tous ceux qu'ils aiment.
Tic-Tac, Tic-Tac

Les larmes du dragon de Dean Koontz

Les larmes du dragon de Dean Koontz, 308 pages, Plon, 1996

Mon avis : Les larmes du dragon de Dean Koontz est un roman d'horreur fantastique dans lequel nous suivons les personnages de Harry et Connie qui sont enquêteurs et qui vont se retrouver, à l'occasion d'une pause dans un restaurant, en plein milieu d'une fusillade. L'auteur de cette attaque semble particulièrement perturbé. Suite à cette attaque, Harry va assister à une scène très étrange avec un vagabond relativement effrayant qui va disparaître sous ses yeux de façon un peu particulière. D'autres personnes avant lui ont également croisé le chemin de ce personnage hors du commun qui leur prédit leur mort dans quelques heures... On rentre alors dans une course contre la montre. Le livre se déroule sur approximativement 24 heures. Le but de nos personnages, Harry et Connie, va être de stopper ce vagabond qui s'avère être un vrai psychopathe sans pitié aucune.

J'ai eu énormément de mal à entrer dans l'histoire. Sur les 100 premières pages, je ne comprenais pas où on allait. Les 200 pages suivantes ont été très difficiles à lire, j'avais juste envie de faire autre chose. Je ne voulais pas abandonner parce que j'avais un gros a priori sur l'auteur, et donc c'était important pour moi d'aller jusqu'au bout pour me faire une opinion digne de ce nom. Mais malgré mes efforts, je n'ai pas accroché au style de l'auteur. On retrouve beaucoup de longueurs dans ce livre, des listes à l'occasion de descriptions ou d'élaboration de pensées qui font catalogues au possible, une scène dont je n'ai toujours pas compris l'intérêt. J'ai le sentiment que le but de l'auteur était juste de faire de l'horreur (encore que, je n'ai pas été traumatisée... bon si j'avais été plus jeune peut-être mais à mon âge je suis restée complètement hermétique aux descriptions). Et au final, l'histoire sert juste de prétexte pour nous servir des scènes pas très appétissantes... et n'est pas travaillée plus que ça, du moins pas suffisamment à mon goût.

J'ai trouvé les personnages peu creusés. Certains ont une histoire qui pourraient nous attendrir mais c'est juste posé là comme ça, quand on nous présente le personnage en question, sans chercher à aller plus loin. Je n'ai ressenti aucune affinité avec ces personnages et je suis restée très distante par rapport à ce qui leur arrivait.

Je le disais plus, haut, le roman se déroule environ sur 24 heures. On devrait donc avoir un sentiment d'urgence... désolée mais j'ai piqué du nez tout au long de ce livre.
L'intrigue n'a rien de bien exceptionnel, le tout étant de comprendre comment l'auteur de ces méfaits en est arrivé là. Et même les explications qui arrivent à la fin n'ont pas réussi à me toucher. J'ai trouvé le final trop rapide. Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus spectaculaire.

Bref, je vais arrêter là ce carnage. Vous l'aurez compris, je n'ai pas du tout accroché à ce livre. Et je ne compte clairement pas relire de livre de cet auteur. Néanmoins si vous avez déjà lu un livre de Dean Koontz, que ce soit Les larmes du dragon ou un autre, je serais curieuse d'avoir votre avis : soit c'est un style qui ne me convient tout simplement pas, soit je suis passée à côté d'un message essentiel que voulait faire passer l'auteur...

14 octobre 2019

La Peau de chagrin

- Retournez-vous, dit le marchand en saisissant tout à coup la lampe... et regardez cette Peau de chagrin... Puisque vous êtes un orientaliste... peut-être lirez-vous cette sentence...

Si tu me possèdes, tu posséderas tout.
Mais ta vie m'appartiendra. Dieu l'a
voulu ainsi. Désire, et tes désirs
seront accomplis. Mais règle
tes souhaits sur ta vie.
Elle est là. À chaque
vouloir je décroitrai
comme tes jours.
Me veux-tu ?


La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac

La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac, 437 pages, Folio, 1978

Mon avis : Autant vous dire que cela faisait une éternité que je n'avais pas lu un livre de Balzac. Quand j'étais au collège, lycée, j'en lisais pas mal. Et avec la fac, j'ai eu moins de temps pour lire, je me concentrais donc sur les thrillers que je préférais aux classiques, je dois bien l'avouer. De ce fait, cela fait un bon moment que La Peau de chagrin traîne dans ma PàL. Je suis bien contente de l'avoir enfin lu.

Depuis que je traîne sur la blogo et Youtube, je vois régulièrement que les livres de Balzac sont indigestes. Ce qu'on lui reproche le plus souvent sont les descriptions notamment. Je n'avais pas le souvenir d'un style un peu lourd comme ça de mes lectures passées (mais elles commencent à dater...), et donc j'étais souvent étonnée de lire ces avis. Et finalement, je dois admettre qu'en lisant La Peau de chagrin, j'ai vite compris ces avis. Oui effectivement, je dois me rendre à l'évidence, le style de Balzac est quand même assez lourd avec des phrases parfois très longues. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire au début. Je ne doute pas que ce soit en grande partie en lien avec cette lourdeur.

Et puis finalement je me suis réhabituée au style, j'ai réussi à entrer dans l'histoire que nous racontait l'auteur et ça ne m'a plus dérangée tant que ça. Une fois que j'ai réussi à m'attacher aux personnages, j'ai su faire abstraction de toutes ces descriptions et ces phrases qui n'en finissent plus. Après, s'attacher aux personnages est un grand mot, notamment concernant le personnage principal qui use et qui finit par se retrouver piégé dans ce "jeu" de la Peau de chagrin. Ce personnage est assez antipathique, du moins c'est le sentiment que j'ai eu. Dès lors qu'il découvre les conséquences de sa vie partagée avec celle qu'il aime, à savoir la Peau de chagrin qui se réduit de plus en plus et donc le temps qu'il lui reste à vivre qui s'amenuise en même temps, il devient totalement égoïste et méprisable. J'avais pitié pour cette pauvre jeune femme qui est prête à tout pour lui, là où il ne voit que sa propre situation.

Malgré cette antipathie ressentie envers le personnage principal, j'ai beaucoup aimé ma lecture. Voir sa façon d'évoluer, de se faire au monde qui l'entoure est très intéressant, et malheureusement très révélateur sur l'être humain de façon générale et son opportunisme, en décalage total avec la bonté dont peuvent faire preuve d'autres personnes.

J'ai malgré tout un bémol. J'avoue ne pas avoir compris l'épilogue. Si vous l'avez lu et l'avez compris je suis preneuse. Je pense qu'on se trouve là sur une morale imagée mais trop pour ma part pour le coup...