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07 octobre 2019

L'étrange voyage de Théo Gossein, livre deux : Eolia

Théo Gossein, après avoir arpenté le chemin vers Hospitalia, découvre que l’aventure ne s’arrête pas là. Résultat : il se retrouve sur une machine volante dont le mécanisme lui échappe complètement. Au-dessus, l’infinité du ciel. En dessous, l’immensité d’une mer abyssale et parfaitement inconnue et, au milieu, l’incertitude d’un avenir douteux.

– Donc tu parles de toi à la troisième personne.

Et puis il y a l’autre...

Dans ce deuxième opus, Théo poursuit son carnet de voyage : son chemin sur EOLIA.

Et comme dit Wiki « Si tu avais, ne serait-ce que prêté la moindre attention à la pertinence irréfragable de mes propos éclairés, on n’en serait pas là, mais bien sûr, personne ne m’écoute, moi. Je ne suis que chimère, affabulations, extravagance, hallucination, onirisme... OK, c’est bon, je me calme. N’empêche... »


L'étrange voyage de Théo Gossein, livre deux : Eolia de Malric

L'étrange voyage de Théo Gossein, livre deux : Eolia de Malric, 103 pages, Éditions Underground, 2018

Mon avis : Dans Eolia, nous retrouvons Théo qui est toujours à la recherche de cette mystérieuse femme dont il avait fait la rencontre dans le premier tome, Hospitalia. L'auteur nous replonge très rapidement dans l'univers qu'il a construit en nous présentant de nouveaux décors et de nouveaux personnages. J'avoue avoir beaucoup moins accroché que sur le premier tome. J'ai largement préféré notamment les illustrations de l'auteur dans Hospitalia que sur Eolia. Le style est le même, mais je n'ai pas retrouvé ici ce qui m'avait plu dans Hospitalia. Par ailleurs, je ne me suis pas laissée embarquer plus que ça par l'histoire autour des personnages rencontrés dans ce deuxième tome. La part de mystère était beaucoup moins présente.

Pour autant, cela ne signifie pas que je n'ai pas aimé. Je pense que le point fort reste le personnage de Théo Gossein, toujours aussi décalé. Cette fois-ci, le récit se fait à la troisième personne avec, régulièrement, l'intervention de "Wiki", petite voix intérieure de Théo, pas si petite que ça. Les "échanges" loufoques, tournant souvent à la dispute entre les deux, donnent un très bon rythme et permettent de conserver cet aspect totalement décalé du personnage.

J'espère retrouver rapidement Théo dans une nouvelle aventure et savoir où son périple va le mener.

08 février 2019

L'étrange voyage de Théo Gossein, tome 1 : Hospitalia

Théo Gossein est un artiste malade dont le traitement bloque toute créativité. Il vit reclus dans son atelier sans jamais voir personne ; il n’est plus capable de poser une seule couleur sur une toile. Son monde l’oppresse, le terrifie. Alors, comme dans un dernier sursaut salvateur, il décide d’arrêter ses pilules et de sortir de chez lui. C’est le début d’une aventure qui va le mener bien au-delà de son imagination.
Dans ce premier tome, Théo nous livre son carnet de voyage : sa route vers Hospitalia.
Et comme dit Théo « Quand les mouettes ont pied il est temps de virer ».


L'étrange voyage de Théo Gossein, tome 1 : Hospitalia de Malric

L'étrange voyage de Théo Gossein, tome 1 : Hospitalia de Malric, 84 pages, Éditions Underground, 2016

Mon avis : L'étrange voyage de Théo Gossein est un roman graphique. Dans ce premier tome, Hospitalia, nous découvrons le personnage de Théo Gossein. Théo souffre d'une pathologie psychiatrique qui nécessite qu'il prenne pas mal de traitements. Isolé chez lui, il s'est créé son petit monde empli de dessins de sa main. Malheureusement les traitements altèrent ses capacités de dessinateur. Jusqu'au jour où il décide de les arrêter. Pour calmer une "crise" il va alors sortir. À cette occasion il va rencontrer une jeune femme mystérieuse qui va très rapidement disparaître. Il décide alors de partir sur ses traces et celles d'un hôpital psychiatrique à l'aide de quelques indices.

Malric nous plonge dans un univers riche à l'aide d'un personnage plutôt décalé et d'illustrations toutes plus sublimes les unes que les autres. Il utilise différents supports, avec des couleurs différentes selon ces supports. On peut parfois être sur de la narration (Théo étant le narrateur), parfois sur des articles de journaux, des pensées etc... j'ai trouvé l'alternance entre ces différents modes d'écriture très bien amenée. En revanche j'ai trouvé qu'il était parfois difficile de lire le texte. C'est assez rare mais l'auteur a, de temps en temps, fait le choix d'un texte écrit en noir sur un fond foncé... niveau confort de lecture, ce n'est pas le top.

Comme je le disais, Théo est un personnage franchement décalé. On ignore de quelle pathologie psychiatrique il souffre exactement. Mais le fait que ce soit écrit à la première personne rend le récit et les évènements farfelus du fait de cette spécificité du personnage (mais farfelus dans le bon sens).
Quant à la jeune femme qu'il rencontre, on la voit peu finalement. De ce côté j'ai été un peu déçue. Mais je suppose (j'espère) qu'on la retrouvera dans les tomes suivants. C'est un personnage intriguant sur lequel j'ai vraiment envie d'en apprendre plus.
Nous découvrons également les membres d'une troupe ainsi que leurs coutumes. Théo va passer un certain temps avec eux. Je pense que les planches en lien avec cette troupe sont probablement celles que j'ai préférées.

J'ai donc vraiment apprécié cette lecture, et j'ai hâte de découvrir la suite des péripéties de Théo dans le second tome.