22 novembre 2016

La Boutique Vif-Argent, tome 1 : Une valise d'étoiles

Finley, qui vit dans le paisible village écossais d'Applecross, a toujours préféré aller à la pêche plutôt qu'à l'école. Mais ce n'est pas du goût de ses parents. Puni, le voilà obligé de remplacer le facteur dans sa tournée d'été. Un jour, il doit remettre à une certaine famille Lily une lettre envoyée par le mystérieux «Club des Voyageurs Imaginaires». Comme par enchantement apparaît alors une étrange boutique rouge, et surgit la fille la plus étonnante que Finley ait jamais rencontrée: Aiby Lily.
Bientôt, ils se trouvent confrontés à des événements inexplicables, des énigmes insolubles et de redoutables ennemis...
Ainsi commencent les aventures extraordinaires de l'intrépide Finley McPhee et de l'irrésistible Aiby Lily.




La Boutique Vif-Argent, tome 1 : Une valise d'étoiles de P.D. Baccalario, 236 pages, Gallimard Jeunesse, 2015

Mon avis : Pour commencer je resitue un peu le contexte dans lequel j'ai été amenée à lire ce livre. J'avais acheté les deux premiers tomes de cette série il y a un an pour ma nièce, avec également la série Malenfer. La connaissant j'ai voulu les lire avant elle pour voir si elle comprenait ce qu'elle lisait ou si elle se contentait de lire pour dire qu'elle lisait... Grand bien m'a pris. J'avais acheté les livres à la Fnac, et ils n'étaient pas forcément très bien rangés, si bien qu'au lieu de s'adresser à des enfants de 8 ans, ce serait plutôt un public de 10 ans... Donc ce n'est pas grave, on attend un peu et on retestera. Donc maintenant je me lance sur la lecture de La Boutique Vif-Argent.

Dans ce premier tome, nous allons faire la connaissance de Finley qui n'est pas le plus grand adepte de l'école, préférant partir pêcher, en compagnie de son chien, Chiffon. Malheureusement ses absences répétées vont mener à un redoublement. En guise de punition, il va se retrouver à travailler au bureau de poste local et même à distribuer lui-même le courrier avec son vélo. C'est ainsi qu'il va faire la connaissance d'Aiby qui vient de s'installer avec son père dans une étrange boutique assez reculée par rapport à la ville. Rapidement, il se rend compte que chacune de ses rencontres avec Aiby est entourée d'un nuage de mystères.

Ce livre se lit très facilement (pour un adulte, je n'ai pas encore le retour pour une enfant de bientôt 9 ans). Je m'arrête juste un instant sur le livre en tant qu'objet. Je trouve la couverture très jolie, c'est d'ailleurs elle qui m'a attirée vers le livre dès le départ, mais le livre sous la couverture est encore plus joli : hormis le toucher, on a vraiment cet aspect d'ancien livre, très agréable. À l'intérieur, on retrouve également des illustrations très belles à la fin de certains chapitres, qui reprennent les objets magiques retrouvés au fil des pages.

Les personnages sont tous attachants, notamment le frère de Finley, que l'on voit très peu mais que l'on sent très protecteur avec son frère.
Le personnage d'Aiby est également sympathique. L'histoire de sa famille en particulier est plutôt bien présentée, néanmoins il y a encore sûrement beaucoup de choses à apprendre sur les Lily. En revanche j'ai trouvé que son père était vraiment laissé de côté. Il aurait été intéressant de le voir un peu plus. Mais ce sera peut-être le cas dans les tomes suivants.

L'action se situe surtout à la fin du livre qui sert plutôt d'introduction à la série. Le tout nous emporte assez facilement, et on se laisse vite prendre dans la toile. Toutefois, si cette lecture était très agréable, elle n'était pas extraordinaire. Il faut bien entendu garder en tête que c'est un livre jeunesse, donc aucun doute que ça puisse être le cas pour un enfant. À voir comment se dérouleront les tomes suivants. Ce qui m'intéresserait, ce serait bien évidemment de voir Finley grandir au fil des livres et la profondeur de l'aventure avec lui.

Le Mardi sur son 31 #12


Rendez-vous découvert sur Les bavardages de Sophie, pour voyager à l'intérieur des livres, jusqu'à la page 31...

Poussières d'os de Karin Salvalaggio


"À la patinoire, Ray l'a briefée sur la situation : le commissariat local de Collier est dans le collimateur, suite à un scandale impliquant le shérif sortant. Inutile d'entrer dans les détails. Macy a lu tous les articles sur les superbes bagnoles, les voyages extravagants et l'extension de trois étages plaquée sur la modeste baraque du shérif en question." p. 31

18 novembre 2016

Harry Potter et l'enfant maudit

La huitième histoire.
Dix-neuf ans plus tard.

Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il travaille au cœur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu.
Quand passé et présent s'entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.




Harry Potter et l'enfant maudit de Jack Thorne, 341 pages, Gallimard, 2016

Mon avis : Dans cette "suite" de la saga Harry Potter (difficile d'appeler suite, une pièce de théâtre qui n'a pas été écrite par le même auteur que les romans...), nous retrouvons Harry Potter sur la voie 9 3/4, en compagnie de Ginny et leurs 3 enfants : James, Albus et Lily. Albus s'apprête à découvrir Poudlard pour la première année. De nombreuses questions se posent à lui, à commencer par : dans quelle maison le Choixpeau magique va-t-il l'affecter ? et ses parents seront-ils fiers de lui ? Mais au-delà de ça, il lui apparaît rapidement qu'être le fils du célèbre Harry Potter est un fardeau lourd à porter. Les premières années passent assez rapidement pour arriver à l'entrée d'Albus en quatrième année, celle où tout va basculer, celle où Albus va devoir faire les bons choix... Mais les fera-t-il ?

Même si l'auteur est différent, de même que le format, me replonger dans l'univers d'Harry Potter a été un véritable plaisir. Si j'ai lu pas mal de pièces de théâtre au collège/lycée, cela fait tout de même un bon moment que je n'en ai pas lu. J'avais donc un peu peur d'avoir du mal avec ce format. Finalement les bonnes vieilles habitudes reviennent au bout de quelques pages à peine, et la lecture se fait de façon très fluide.

C'était un plaisir de retrouver l'ambiance "Harry Potter" mais aussi les personnages. Découvrir ce qu'ils sont devenus 19 ans plus tard, tant sur le plan privé que sur le plan professionnel, on en a tous rêvé depuis le dernier tome de la saga. Dans l'ensemble, je ne suis pas déçue de l'évolution de chacun. J'ai juste un bémol à mettre pour Ron qui passe vite au second plan, voire passe carrément pour l'idiot du village... J'ai vraiment trouvé décevant que son personnage soit à ce point rabaissé et laissé de côté.
Concernant la nouvelle génération, là aussi c'est un plaisir de la découvrir. Mais dommage que beaucoup trop de personnages soient mis de côté. On se concentre essentiellement sur Albus, le fils d'Harry et de Ginny, et Scorpius, le fils de Drago. À ma connaissance Harry et Ginny ont également un fils ainé, James, et une fille cadette, Lily... C'est à peine si on les voit. Même chose pour les enfants de Ron et Hermione.
En dehors de ça, Albus est un personnage très attachant. Forcément on ne peut que se douter qu'être le fils d'Harry Potter est difficile et source de beaucoup de pressions (d'ailleurs, il le vit comment James lui ? Mystère, là encore, dommage...). Scorpius, lui aussi, a son lot d'ennuis, notamment avec de nombreuses rumeurs circulant sur ses parents et lui-même, qui ne sont pas des plus réjouissantes. Son personnage, particulièrement renfermé, va beaucoup évoluer au fil des pages. Une évolution qui a rendu le personnage plus intéressant à mes yeux que celui d'Albus.

J'ai aimé cette lecture, mais un point important manquait : l'effet de surprise. Pour ma part un élément était gros comme une maison, si bien que quand l'auteur nous fait LA révélation, je n'ai pas du tout été surprise (je m'expliquerai plus bas avec des spoilers). Néanmoins pour ce qui est de l'évolution des évènements, on voit où veut en venir l'auteur globalement, mais au final on ne sait pas ce qui va exactement se produire. De ce côté là je n'ai pas été déçue.

Celle lecture aura donc été très agréable mais loin d'être parfaite. Je suis un peu ennuyée pour la noter : 4/5 me semble trop, mais 3/5 pas assez... donc si j'avais imaginé un système de notation en ,5 on serait à 3,5/5.
Dans tous les cas, c'est un livre que tout fan d'Harry Potter doit lire, malgré ses imperfections.

J'en arrive maintenant à la partie SPOILERS, donc si vous ne voulez pas connaître le fin mot de l'histoire, c'est le moment où jamais de partir ! Je vous aurais prévenus !

Dès le départ, il était évident pour moi que le personnage de Delphini Diggory n'était pas clair. Aucun doute qu'elle n'était pas celle qu'elle prétendait être et donc qu'elle manipulait Albus et Scorpius pour parvenir à ses fins, mais lesquelles exactement ? Cependant je n'avais pas compris qui elle était. Aussi quand on finit par découvrir sa véritable identité, le titre du livre a enfin eu un sens pour moi. Initialement je pensais que l'enfant maudit n'était autre qu'Albus, souffrant de la célébrité de son père. Du coup je trouvait ça un peu fort comme titre. Mais finalement quand on nous apprend que Delphi est la fille de Voldemort et Bellatrix Lestrange, c'était beaucoup plus logique.

Mais à ce moment là, y a comme un hic. Je ne sais pas vous, mais pour ma part, autant je n'ai aucun mal à imaginer Bellatrix ayant un enfant, autant Voldemort... ça me choque... Amour ou pas dans l'histoire (et je l'imagine encore moins avoir des sentiments de ce genre, à ce moment de son existence), à mes yeux, c'est le genre de considérations, voire de complications, qui est loin, très loin de ses pensées au moment de son retour... Donc non, l'idée que Voldemort ait pu avoir un enfant ne me semble pas franchement crédible.

17 novembre 2016

Les Enquêtes de Setna, tome 4 : Le duel des mages

Le prince Setna est sur le point de retrouver sa fiancée Sékhet, qui se cache dans Memphis pour échapper aux tueurs. Mais le mage noir, Kékou, réussit à le devancer. Il kidnappe la jeune femme afin de s'emparer de son âme. Cet odieux stratagème est le seul qui lui permettrait d'actionner les pouvoirs du vase d'Osiris et d'en faire une arme de destruction.

Setna doit faire vite pour sauver son grand amour. Accompagné de ses fidèles complices, il se lance dans une terrible bataille contre le Mal.

Parviendra-t-il à déjouer les pièges maléfiques de Kékou ? Réussira-t-il à défaire l'infâme complot que ce dernier ourdit à l'encontre de Ramsès II ? Retrouvera-t-il enfin le vase d'Osiris ?




Les Enquêtes de Setna, tome 4 : Le duel des mages de Christian Jacq, 265 pages, France Loisirs, 2016

Mon avis : Alors que Setna est de retour, Kékou finit par enlever sa fille Sékhet. Pour Sékhet l'avenir semble bien sombre. Aussi Setna, aidé de Ched, Ramésou et Sobek, va tout mettre en œuvre pour la retrouver à temps.

Même s'il n'est pas extraordinaire, ce dernier tome aura eu le mérite de remonter un peu le niveau des autres. On en a enfin terminé avec ce schéma qui se répète encore et encore, en dehors d'un Ramésou toujours aussi têtu et, surtout, aveugle face à la situation. Dans ce dernier volet des enquêtes de Setna, nous entrons enfin dans le feu de l'action, si l'on peut dire. Enfin il se passe des choses intéressantes qui font avancer l'histoire et qui rendent les personnages un peu plus dynamiques.

L'impression de survoler les évènements de haut était toujours présente, mais nettement moins que sur les tomes précédents. Sans doute en raison de ces évènements nouveaux voire inattendus pour certains.

Je n'ai pas grand chose à en dire de plus. Malgré un tome 4 un peu plus vivant que les précédents, cette saga m'a globalement déçue, avec des personnages et des mises en scènes peu fouillés.

16 novembre 2016

Le crime de Mayfair

Dans un petit bois du Devon noyé de brouillard et de pluie, une auto-stoppeuse est découverte morte, étranglée avec son écharpe. Un an plus tard, une autre jeune femme est assassinée de la même façon dans le très chic quartier de Mayfair. Pour le commissaire Jury, pas de doute : les deux meurtres sont liés.
Des beaux quartiers de Londres au pittoresque village de Somers Abbas, dans le Kent, Jury enquête en compagnie de l'extravagant Melrose Plant, détective amateur doublé d'un aristocrate milliardaire, et de l'inévitable sergent Wiggins, au bon sens aussi solide que sa santé est chancelante.
Il faut agir vite. Dans les rues de Brighton, un homme étrange guette deux jeunes femmes, dont l'une pourrait être la troisième victime.




Le crime de Mayfair de Martha Grimes, 284 pages, Pocket, 2006

Mon avis : À quelques mois d'intervalle, deux femmes sont retrouvées mortes, toutes deux étranglées avec leur propre écharpe. Richard Jury, qui est saisi de l'enquête sur le deuxième meurtre, va se mettre rapidement en relation avec Brian Macalvie, en charge du dossier du premier meurtre. Avec l'aide de Wiggins, ils concluent tous assez rapidement qu'il s'agit probablement d'un tueur en série. Les soupçons se portent sur l'amant de la deuxième victime, issu d'une famille relativement aisée... dans laquelle Melrose Plant a ses entrées. De fait, Lucinda St. Clair, une amie, va lui demander d'aider le suspect à être disculpé, persuadée de son innocence.

Pour la première fois avec l'auteure, je dois admettre que je n'ai pas pris beaucoup de plaisir en lisant ce livre. J'ai trouvé que les évènements allaient un peu vite. Et surtout, on ne fait que survoler les personnages. J'ai eu le sentiment de les croiser au petit bonheur la chance. Il n'y a réellement que deux passages que j'ai apprécié de lire : la rencontre entre Jury et Plant et la découverte du Mortal Man, l'auberge dans laquelle Melrose Plant va séjourner. Il s'agit d'un lieu plutôt étonnant avec une famille de propriétaires littéralement cinglée, comme seule sait les imaginer Martha Grimes. Dans un environnement tel que celui-là, on en viendrait presque à craindre pour la vie de Plant.

Concernant la rencontre entre Jury et Plant, il n'y en a qu'une seule, et je le déplore grandement. Ce sont quand même les meilleurs moments dans cette série de livres : entre un Melrose Plant à l'humour décalé, et un Jury parfaitement sérieux, le décalage entre les deux personnages nous assure systématiquement de bons moments d'humour et de détente. Mais voilà, ici, de la même façon que nous, lecteurs, nous ne faisons qu'entrapercevoir les personnages, eux-mêmes ne font que se croiser très brièvement.
Ce sentiment est tout aussi valable pour d'autres personnages, notamment Macalvie, Wiggins, mais aussi la famille du suspect...

Finalement le livre finit de façon assez inattendue. À aucun moment je n'ai su me faire mon opinion, le coupable est-il le suspect ? Si non, de qui pourrait-il bien s'agir ? Les éléments intéressants pour l'enquête ne nous sont pas livrés dans leur globalité, on ne l'obtiendra qu'avec la réponse, donc difficile de réfléchir par nous-même. On nous donne si peu d'éléments, que nous ne sommes que spectateurs des évènements. Or s'il y a bien une chose que j'aime dans un policier c'est pouvoir me torturer les méninges pour trouver le coupable. Même si on finit par découvrir son identité, j'ai eu le sentiment de rester sur ma faim. Je comprends le mobile principal de l'assassin, mais malgré tout certains détails restent assez flous. Par ailleurs, vu la façon dont le livre se termine, on se demande bien ce qu'il va advenir de ce coupable...

Bref, une lecture qui ne restera pas gravée dans ma mémoire. J'ai plutôt intérêt à lire un autre livre de l'auteure pour chasser rapidement cette mauvaise impression.